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Bienvenue sur Savoirs d’Histoire

Bonjour, Je suis une Parisienne passionnée d’Histoire, dévoreuse de vieux manuscrits, farfouilleuse d’archives et humble plume du blog Savoirs d’Histoire. Pour combattre la déshérence culturelle et le panurgisme, j’ai commencé durant l’été 2015 la rédaction d’articles de vulgarisation historique afin de soumettre à la sagacité de mes lecteurs des faits historiques méconnus et autres anecdotes culturelles. Je ne suis point dépositaire de la vérité absolue, … Continuer de lire Bienvenue sur Savoirs d’Histoire

Neuf moutons, par Wenceslas Hollar (1607-1677)

[Mini-Savoir d’été] Revenir à ses moutons

Revenir à ses moutons, une expression dont j’use et j’abuse bien souvent lorsque je m’égare dans mes digressions, n’est-ce pas ? Pour être tout à fait correct, il faudrait revenir à ces moutons. Lesquels ? Ça c’est ce que nous allons voir. Cette expression proverbiale prend sa source dans La Farce de Maître Pathelin, une pièce de théâtre composée à la fin du Moyen Âge (mi XVe siècle). Cette charmante … Continuer de lire [Mini-Savoir d’été] Revenir à ses moutons

Illustration provenant de « Ten Centuries of Toilette from the French » de A. Robida, 1892

[Mini-Savoir d’été] La coiffure « à la victime »

Après la Révolution française, dès 1795, les femmes ayant échappé de justesse à l’échafaud ainsi que les descendantes de guillotinés se réunissaient à Paris pour s’encanailler lors du célèbre Bal des victimes organisé en mémoire de leurs proches décapités. En arrivant, les convives se saluaient à la victime, c’est-à-dire en effectuant « un mouvement de tête particulier, où le front ne s’inclinait qu’une fois et brusquement, … Continuer de lire [Mini-Savoir d’été] La coiffure « à la victime »

morgue 1845

[Mini-Savoir d’été] Quand le Tout-Paris allait morguer à la morgue…

Autrefois, il existait à l’entrée des prisons une petite salle où étaient placés les nouveaux écroués afin que les gardiens puissent se familiariser avec leurs trombines et apprendre à connaitre leurs tempéraments. Plus tard, cette même pièce servit à entreposer les corps des personnes retrouvées mortes hors de leur domicile — dans les rivières, les bois ou les champs — et dont on ignorait l’identité. Grâce à … Continuer de lire [Mini-Savoir d’été] Quand le Tout-Paris allait morguer à la morgue…

calendrier julien de l'époque romaine avec les mois , jours et dates de la semaine marqués avec des chevilles

[Mini-Savoir d’été] Les calendes grecques

Dans le calendrier romain antique, les calendes désignaient le premier jour de chaque mois et le début de la nouvelle lune. À ce jour précis à Rome, toutes les dettes consignées dans les livres de comptes (les calendaria) arrivaient à échéance et les débiteurs devaient les régler. Mais nos amis grecs – qui se fichaient pas mal du calendrier romain – n’avaient pas de calende, … Continuer de lire [Mini-Savoir d’été] Les calendes grecques

Voynich, f 77v

L’indéchiffrable manuscrit de Voynich

Aujourd’hui on s’attaque à un manuscrit de compète, un manuscrit rare et exceptionnel puisque celui-ci a la particularité d’être tout bonnement indéchiffrable. Ainsi j’ai l’honneur de vous présenter un document des plus énigmatiques : le fabuleux, le merveilleux, mais surtout l’imbitable manuscrit de Voynich. Voynich – Wilfrid pour les intimes – c’est le nom d’un brave bibliopole polonais (on dirait aujourd’hui un libraire) qui découvrit et … Continuer de lire L’indéchiffrable manuscrit de Voynich

Ars bene moriendi, France 1470-1480. Marseille, Bibliothèque municipale - Copie

L’Ars moriendi ou comment mourir dans les règles de l’art

Puisqu’on ne meurt qu’une seule fois, autant ne pas rater ce grand moment. Déjà au Moyen Âge, la préoccupation première de tout bon chrétien c’est de « faire une bonne mort » et vous allez voir que le programme n’est pas très réjouissant ! L’art de bien mourir Bien mourir, dans la tradition de l’Église catholique, ça n’est pas une mince affaire, c’est même tout un art auquel … Continuer de lire L’Ars moriendi ou comment mourir dans les règles de l’art

vignette centrale

La racine de Holà ou comment mettre les femmes au pas !

Retrouvons-nous aujourd’hui, si vous le voulez bien, en plein cœur du XVIIe siècle alors que les histoires de querelles conjugales font florès dans la littérature et dans l’iconographie. L’art de l’estampe est alors à son apogée en France et l’on trouve trace de nombreuses gravures populaires satiriques mettant en scène des femmes se disputant la culotte (vêtement intime de l’homme), symbole d’un ardent désir de s’approprier … Continuer de lire La racine de Holà ou comment mettre les femmes au pas !

La prise de l'Arche par les Philistins à la bataille d'Eben Ezer, fresque de la synagogue de Doura Europos, vers 250.

Les cinq anus d’or des Philistins, histoire d’une terrible malédiction

On connaît bien les châtiments que le Dieu de l’Ancien Testament réservait aux infidèles et à ceux qui désobéissaient à sa loi. Souvenez-vous du déluge (Genèse 7), des dix plaies d’Égypte (Exode 7-12) ou encore de la femme de Loth (Genèse 9), transformée en statue de sel alors qu’on lui avait bien dit de ne pas se retourner ! Bref, du grandiose, du spectaculaire, avec toujours … Continuer de lire Les cinq anus d’or des Philistins, histoire d’une terrible malédiction

Paris, 1946

Les « petits métiers » de la débrouille dans le Paris d’antan

Fluctuat nec mergitur (« Il est battu par les flots, mais ne sombre pas ») est la devise officielle de la ville de Paris depuis 1853. En effet en ce temps-là, tel le roseau de la fable, le brave petit peuple parisien des bas-fonds plie mais ne rompt pas. C’est qu’il y en a un bel écart entre le dandy rentier dont l’existence est à l’abri du … Continuer de lire Les « petits métiers » de la débrouille dans le Paris d’antan

Fête des fous, 1559, d'après Brueghel gravé par Pieter Van der Heyden

L’abbaye des Conards de Rouen

Parmi les réjouissances populaires du Moyen Âge et des débuts de la Renaissance, il est une célébration qui va très certainement remporter votre suffrage, c’est la bien nommée fête des Conards ! Cette joyeuse fête était célébrée à une époque « où la gaieté était de bon aloi en France, aussi bien dans l’église qu’à la cour et à la ville [et] une fois l’an les portes … Continuer de lire L’abbaye des Conards de Rouen