Frédégonde et Brunehaut, deux reines assoiffées de pouvoir… et de sang !

L’histoire d’aujourd’hui se situe à la charnière des Ve et VIe siècles — en pleine époque mérovingienne — au bon vieux temps des rois chevelus. Débarquons en 561 tandis que Clotaire Ier, le dernier fils de Clovis, vient de mourir en laissant ses quatre héritiers se partager le regnum francorum, le royaume des Francs.

regnum-francorum-561
Le regnum francorum en 561. [Atlas, Paul Vidal de La Blache, 1894.]

Ainsi, à Sigebert (en vert) est donné le royaume de Reims, Gontran (en violet) reçoit le royaume d’Orléans et de Bourgogne, Caribert (en rose) devient roi de Paris et d’Aquitaine, tandis que le demi-frère Chilpéric (en jaune) prend possession du royaume de Soissons. Avec cette drôle de configuration, vous pouvez vous en douter, c’est vite parti pour la guéguerre ! Mais ces petites rivalités de territoires auraient probablement été bien moins sanglantes sans la fureur et la détermination de deux femmes, j’ai nommé Frédégonde et Brunehaut, deux jolis minois animés d’un égal désir de gouverner.

Permettez-moi d’introduire la première de ces demoiselles, la jeune et pétulante Frédégonde (~545-597), une simple femme du peuple dotée d’une très grande beauté. C’est grâce à son charme ravageur que la jouvencelle se retrouve concubine du roi Chilpéric qu’elle rêve d’épouser afin de prendre la place de la reine Audovère dont elle est la servante. Ce genre de fantasme appartient d’ordinaire aux contes de fées, mais méfiez-vous, sous ses airs de petite paysanne naïve la belle Frédégonde dissimule une ambition sans bornes…

fredegonde
Frédégonde, par Pujol de Mortry, 1788.

 

Alors que Chilpéric est parti guerroyer contre les Ougres, son épouse Audovère, femme douce, bonne et d’une grande piété, donne naissance à une jolie petite fille. Le Liber historiæ Francorum, le Livre de l’histoire des Francs rapporte que le jour du baptême de l’enfant, la marraine attitrée ne se présente point et l’on attend un bon moment avant de décider que la première chrétienne venue dans l’assistance fera très bien l’affaire pour remplacer la marraine. C’est là qu’entre en scène Frédégonde, notre roublarde de service, en convainquant la reine de jouer le rôle de la marraine, histoire d’en finir au plus vite et d’aller joyeusement banqueter ! Sans se méfier, la reine acquiesce et s’exécute, brandissant la petiote au-dessus des fonts baptismaux tandis que l’évêque prononce les paroles sacrées. Et bim ! voilà la pauvre Audovère tombée en plein dans le traquenard de Frédégonde. Je m’explique : le droit canon en ce temps-là interdisait formellement à une mère d’être la marraine de son enfant pour la bonne et simple raison que si celle-ci venait à mourir il n’y aurait plus personne pour veiller sur le malheureux orphelin. Et comme la vie est cruelle, il y a aussi une autre loi qui interdit à un père de s’unir charnellement avec la marraine de sa fille ; ce qui paraît somme toute normal. Vous y êtes ? Vous avez saisi l’entourloupe ? J’ai appelé cela une frédégondade (une mienne invention) et vous verrez que ce ne sera pas la dernière… Du coup, quand Chilpéric — tout gaillard — revient sur ses terres, il est accueilli par une farandole de jeunes filles enguirlandées de fleurs qui chantent ses louanges avec à leur tête — devinez ! — la sémillante Frédégonde. On raconte alors que la belle, du haut de sa vingtaine d’années, se serait approchée du roi pour lui moucharder l’erreur fatale commise par son épouse : « Cum quâ dominus meus rex dormiet hac nocte ? quia domina mea regina commater tua est de filia tua Childesinde ». Ce qui signifie : « Avec qui mon seigneur couchera-t-il cette nuit, car la reine, notre maîtresse, a été aujourd’hui la marraine de sa fille Childeswinde ?». Mais quelle sacrée… « garse » ! Cette épithète ne vient pas de moi, elle lui a été attribuée par Ronsard — l’« Homère gaulois » — et vous comprenez maintenant pourquoi. Bref… Pas plus inquiet que cela, Chilpéric, qui n’était pas du genre continent et qui n’aimait pas se prendre le chou, lui aurait répondu jovialement : « Si cum illa dormire nequeo, dormiam tecum ». Je traduis : « Si je ne peux coucher avec elle, je coucherai avec toi ». Allez hop ! Quant à la reine Audovère, chassée du lit royal après avoir donné tout son amour et quatre enfants à Chilpéric, celle-ci est condamnée à prendre le voile et à se retirer avec son nouveau-né au couvent. Affreuse histoire, certes, mais ne commencez pas à vous émouvoir sur ces menues frédégondades parce que nous ne sommes vraiment, mais alors vraiment pas au bout de nos peines !

Chilpéric n’a donc plus d’épouse et doit se remarier. Il lui faut du grandiose, une fille de roi par exemple, comme la charmante princesse wisigothe Brunehaut (~543-613), fille du roi Athanagilde, que vient d’épouser son demi-frère Sigebert et dont il jalouse secrètement l’union.

Mariage de Sigebert et Brunehaut (BNF).png
Mariage de Sigebert et Brunehaut, Grandes Chroniques de France, BNF MS Fr 2610, f. 66, XVe siècle.

Ah… Brunehaut ! Brunehaut ! Présentons-là, elle est délicieuse, pleine d’esprit, de grâce et d’élégance, disons que c’est une voluptueuse créature. Qu’à cela ne tienne, Chilpéric — gros jaloux — demande la main de la sœur aînée de Brunehaut, l’imposante et dodue Galswinthe. Cette dernière est une femme douce et vertueuse, mais au physique quelque peu ingrat, comme le rapportent les chroniqueurs. En 567, le mariage royal est célébré, mais la malheureuse Galswinthe, épousée uniquement pour son rang et sa dot, est finalement retrouvée quelques mois plus tard, étranglée et poignardée dans le lit conjugal. De cette sombre affaire de meurtre que l’on tenta de faire passer pour un accident, il semblerait que notre Frédégonde ne soit pas tout à fait étrangère… Comble du sordide, la semaine suivante, Chilpéric qui a rongé son frein pendant trop longtemps épouse enfin Frédégonde, sa belle concubine alors enceinte jusqu’aux yeux de son enfant (ou peut-être est-ce l’enfant de Landéric de Latour, à moins qu’il ne soit du prélat Bélérane ? On ne sait pas très bien, Frédégonde était très caressante avec les membres de la cour…).

chilperic-etrangle-g
Chilpéric étranglant Galswinthe, Grandes Chroniques de France, BNF MS Fr 2813, f. 31r, XIVe siècle.

En apprenant la mort de sa sœur et les circonstances lugubres du drame, Brunehaut entre dans une colère des plus noires et jure la ruine de Frédégonde, cette infâme nouvelle belle-sœur. Ou peut-être est-ce un prétexte pour se lancer dans une impitoyable guerre de territoire afin de dépouiller Chilpéric de son royaume ? Il faut savoir que quelques années plus tôt, en 567, lorsque Caribert était mort sans laisser de descendance mâle, les terres de ce dernier avaient été redistribuées entre les trois autres frères qui tous lorgnaient jalousement sur les domaines royaux du territoire parisien. Paris fut ainsi divisée en trois parts afin que chacun en obtienne une parcelle. Si Brunehaut et Sigebert récupèrent la Neustrie de Chilpéric et Frédégonde, il ne restera plus que la Bourgogne de Gontran à rafler pour posséder l’ensemble du royaume des Francs. Hé ! hé ! maligne…

Toujours est-il qu’une lutte acharnée et sans merci débute entre les deux royaumes rivaux et les deux jouvencelles. Brunehaut supplie son époux Sigebert de venger l’honneur de sa sœur et d’entrer en guerre contre Chilpéric, c’est le coup d’envoi de la faide royale (570-613). Au Moyen Âge, la faide est un système de vengeance privée de tradition germanique autorisant deux familles à se combattre en cas d’offense. Celle-ci va se transformer en une véritable guerre entre la Neustrie et l’Austrasie. Après cinq années de conflit, Sigebert envahit finalement les terres de Chilpéric en 575 et mène avec brio un siège contre la ville de Tournai où s’était réfugié Chilpéric. Ce dernier se voit obligé de se rendre et de céder de nombreux territoires à son frère. Mais Sigebert n’a pas le temps de savourer sa victoire qu’il est sauvagement assassiné à Vitry-en-Artois alors qu’il s’apprêtait à prendre possession des terres de son frère vaincu. Selon Grégoire de Tours, ce sont deux sicaires à la solde de Frédégonde qui assassinèrent le brave Sigebert à coups de scramasaxes dont les lames avaient été empoisonnées. Comme on ne doit jamais manquer une occasion de s’instruire, apprenez qu’un scramasaxe est une sorte de glaive de combat qui aurait donné son nom au verbe massacrer. Poursuivons…

assassinat-de-chilperic-ier-roman-de-renart-le-contrefait-xiv-siecle-apres-1314
Assassinat de Chilpéric, Roman de Renart le contrefait, XIVe siècle.

Brunehaut est à Paris avec son fils Childebert âgé de cinq ans lorsqu’elle est avertie de la mort de son mari. Se sachant en grand danger, elle parvint à faire échapper le bambin dissimulé dans une corbeille et glissé à l’aide de cordes par une fenêtre. Escorté jusqu’à Metz par le général des troupes de Sigebert, le petit Childebert y est proclamé roi par les princes et seigneurs d’Austrasie tandis que Brunehaut est exilée à Rouen sur les ordres de Chilpéric. C’est là que l’impensable se produit : Mérovée, second fils de Chilpéric, envoyé par ce dernier prendre possession du Poitou passe par Rouen, croise sa tante Brunehaut, et en tombe follement amoureux (je vous avais bien dit qu’elle était jolie). C’est un véritable coup de foudre — ou de folie ! – et Mérovée l’épouse séance tenante. Inutile dès lors de préciser que ce cher ange, en épousant sa tante et ennemie jurée de la famille, devient directement le dernier des traîtres aux yeux de son propre père Chilpéric et de toute sa famille. Ensuite, tout fout le camp ! En 577, Mérovée, que son père avait tout d’abord fait tonsurer et ordonner prêtre afin qu’il ne puisse jouir de son mariage avec Brunehaut, est finalement attrapé avec ses compagnons sur les ordres de sa marâtre Frédégonde. Ses acolytes sont soumis aux plus odieux supplices tandis que Mérovée parvient à se suicider avant que le courroux de sa belle-mère ne s’abatte sur lui, il avait vingt-sept ans. Requiescat in pace.

En 580, la mort vient frapper les deux enfants en bas âge de Frédégonde, Dagobert et Chlodebert, qui succombent à la dysenterie ravageant alors le royaume. Frédégonde est sous le choc, inconsolable. Enfin… il est tout de même une chose qui pourrait la solacier : elle demande donc à Chilpéric d’envoyer Clovis (dernier enfant qu’il lui reste de son union avec sa première épouse Audovère) au château de Braine où règne la contagion dans l’espoir que son fils périsse. Comme on dit, le malheur des uns fait le bonheur des autres… Et que ne ferait pas Chilpéric pour les beaux yeux de Frédégonde ? La déesse demande un sacrifice, son serviteur s’exécute et envoie son fils Clovis à la mort. Manque de chance, Clovis ne meurt pas ! Il est même en pleine forme et il a le malheur de fanfaronner, faisant remarquer à tout le monde que par la mort de ses frères il demeure désormais le dernier héritier du royaume. C’était une mauvaise idée Clovis. Une très mauvaise idée. Hop ! Frédégonde se remet en selle : elle machine une intrigue infernale à l’encontre de Clovis, parvient à le faire accuser de la mort de ses deux jeunes frères et demande à Chilpéric de lui livrer son meurtrier de fils. Chilpéric, toujours aussi minable, abandonne Clovis à Frédégonde qui le fait enfermer dans des geôles où elle le fera poignarder tout en s’arrangeant pour que ce meurtre passe pour un suicide.

Ouf ! Frédégonde respire de nouveau, elle va pouvoir faire le deuil de ses enfants. Paisiblement. Non, je plaisante ! Il me reste encore quelques frédégondades à vous conter… J’ai par exemple oublié de vous parler de Basine, la fille de Chilpéric et Audovère. Frédégonde, elle, ne l’a pas oubliée. Après avoir fait tuer Clovis, elle envoie quelques-uns de ses hommes auprès de Basine pour la violer copieusement afin qu’elle perde du même coup son honneur et tous ses biens, l’écartant ainsi à tout jamais de la succession royale. La pauvrette finira nonne au couvent de Sainte-Croix. Et Audovère dans tout ça ? Nous l’avions laissée dans son couvent où elle est recluse depuis l’épisode stupide du baptême. Elle n’ira malheureusement pas beaucoup plus loin puisque c’est là que nous la retrouvons en 580, égorgée par un sbire de Frédégonde quelque temps après le viol de Basine.

anonyme-audovere-1ere-epouse-de-chilperic-reine-des-francs-rmn
Audovère, première épouse de Chilpéric, reine des Francs, RMN.

Année 582 — un peu de poésie dans ce monde de brutes — Frédégonde, qui ne s’arrête pour ainsi dire JAMAIS, accouche de Théodoric. Mais le pauvre marmot est emporté par la dysenterie peu de temps après sa naissance et Frédégonde, que Grégoire de Tours a surnommé la sorcière du Nord, devient folle de rage. Sur un accès de fureur, elle fait tuer plusieurs femmes de Paris, les unes brûlées vives, les autres rouées… Dans cette histoire, il y a aussi le préfet Mummolus, qui aurait vraiment dû tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de se vanter, après coup, d’être en possession d’un remède contre la dysenterie. Vous ne pouvez décemment imaginer les tourments que Frédégonde fit endurer à ce pauvre bougre, suspendu par les mains à une solive puis frappé jusqu’à épuisement (des bourreaux !) qui finirent par décider de lui planter des aiguilles entre les ongles des mains et des pieds. Gourmand, croquant.

En mai 584, rebelote, Frédégonde donne naissance au petit Clotaire II, un joli bébé rose et mignon, mais cela ne suffit pas à attendrir son cœur de pierre. En septembre de la même année, elle fait tuer Chilpéric, le royal père de l’enfant, alors qu’il rentrait d’une chasse. Il semble que Frédégonde soit hors de contrôle, son désir de gouverner l’aveugle et elle frappe en tous sens telle une furie. En 586, elle ira jusqu’à faire tuer — en pleine messe — Praetextat, l’archevêque de Rouen qui avait marié Brunehilde et Mérovée et qui n’eut pas le temps de praetexter quoi que ce soit… En 589, Frédégonde tente de tuer sa propre fille Rigonde âgée de vingt ans, le premier enfant que lui a donné Chilpéric en 569. Rigonde, il faut le dire, détestait sa mère et le lui faisait savoir ; aussi les disputes étaient violentes. Mais Rigonde était promise en mariage à Reccared, l’héritier du roi wisigoth d’Espagne, et s’apprêtait donc à quitter enfin les jupes de sa mère. Malgré tout, un beau matin, Frédégonde craque et, manquant à tous ses devoirs de mère, fit mine « de vouloir lui donner ce qui restoit des trésors de son père, & au moment où Rigonde avoit la tête avancée dans un des coffres qui les contenoit, Frédégonde referma le coffre, en lui pressant la tête avec violence pour l’étouffer ». Rigonde ne mourra pas sur le coup, mais quelque temps plus tard dans des circonstances inconnues.

Pendant ce temps-là en Austrasie, la veuve Brunehaut, celle-là même qui avait fait élever des hôpitaux, des églises, des monastères et restaurer les routes romaines s’est peu à peu laissée ronger par la folie du pouvoir. Devenue cruelle et tout aussi ambitieuse que sa rivale, elle fait en sorte de plonger sa descendance mâle dans le vice et la débauche afin que ces derniers ne cherchent pas à se marier et qu’elle conserve son emprise sur son royaume. Ces moyens pervers seront dénoncés par saint Colomban avant qu’il ne devienne la cible des persécutions de la belle Brunehaut. Pour le venger, Jonas, un moine de Luxeuil, la dépeint comme la plus vile débauchée et l’accuse de se prostituer. En 596 dans la petite ville de Laffaux a lieu la dernière rencontre entre les deux reines et leurs troupes pour se disputer un morceau de territoire. L’année suivante, Frédégonde meurt dans son lit après un règne long et mouvementé mais Brunehaut ne va pas trouver le repos pour autant. C’est Clotaire II, le fils de Frédégonde qui reprend le flambeau et décide de venger sa mère, une vengeance qui ne se concrétisera néanmoins que seize années plus tard.

Nous sommes donc en 613, Brunehaut est arrêtée à Orbe près du lac de Neufchâtel par Clotaire II qui fera preuve d’une cruauté sans limites à son égard. Après avoir été jugée devant le tribunal militaire de ses ennemis à Chalon-sur-Saône, la sexagénaire est abandonnée trois jours durant aux injures des soldats de Clotaire II et aux sévices des bourreaux avant d’être promenée dans tout le camp à dos de chameau. Sonne enfin l’heure de son supplice : Brunehaut est attachée — par les cheveux, un bras et une jambe — à la queue d’un cheval furieux qui l’emporte à travers bois, traînant son corps déjà fort mutilé sur les cailloux et lui fracassant le crâne. La dépouille de la reine Brunehaut fut ensuite brûlée pour empêcher quiconque de lui rendre un dernier hommage.
Cette mort atroce de la reine Brunehaut met fin à la faide qui aura duré quarante-trois ans et fait de Clotaire II l’héritier de l’ensemble du royaume des Francs.

mort-de-brunehaut-bnf
Mort de Brunehaut, Grandes Chroniques de France, BNF Fr 2813, f. 60v, XIVe siècle.

 

Cet article vous a plu ? Moi je me suis vraiment régalée à l’écrire ! Pour que le blog continue d’exister et que je puisse écrire encore plus d’articles, j’ai besoin de votre aide. Vous pouvez me soutenir en faisant un don d’un 1 € (ou plus) sur Tipeee, une plateforme de financement participatif facile à utiliser vous permettant d’encourager vos créateurs de contenus préférés. C’est ici ! — > tipeee-logo-pointcom-RVB Merci ;-)

.:.

fb_icon_325x325 Rejoignez la page FACEBOOK de Savoirs d’Histoire

et partagez cet article à foison !

MA BIBLIO :

Publicités

2 réflexions sur “Frédégonde et Brunehaut, deux reines assoiffées de pouvoir… et de sang !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s