Quand les Apaches faisaient trembler le Paris de la Belle Époque

Aujourd’hui je vous emmène dans le Paris de la Belle Époque, à l’aube du XXe siècle. Nous entrons dans une ville tumultueuse mais inquiète, dans laquelle le bourgeois tremble car la pègre des faubourgs y sème la panique et la mort.

Avant de pénétrer au cœur des gangs, promenons-nous d’abord dans les rues, histoire de nous imprégner un peu de l’ambiance et du paysage de l’époque. Cette fois-ci, je vous invite à porter votre regard sur le bon petit peuple de Paname, ces travailleurs de modeste condition qui s’affairent entre l’usine et la rue. À travers le brouillard et la fumée, on aperçoit des marchands ambulants, des ouvriers, des blanchisseuses, mais aussi des balayeurs et des chiffonniers… Les métiers sont multiples : on récupère, on bricole, on trafique, on revend, on se débrouille comme on peut ! C’est ce qu’on a appelé les « petits métiers » et ils aident à la subsistance de plus des deux tiers de la population parisienne. Dans cette foule bigarrée il y a aussi ceux que l’on nomme « les travailleurs migrants » que sont les maçons de la Creuse et du Limousin, détenteurs d’un savoir-faire apprécié des chefs de chantier, ou encore les ramoneurs savoyards. Ces migrants, main-d’œuvre saisonnière venue des régions pauvres de France, viennent tenter de gagner quelques pécunes à la capitale avant de s’en retourner travailler leurs champs.

Ces braves gens sans le sou vivent nombreux, entassés dans les quartiers du centre de Paris et dans les faubourgs. À la nuit, à la semaine ou encore au mois, ils louent des garnis ou de petits meublés vétustes ; refusant pour la plupart de s’installer dans la cité Napoléon, première tentative de logement social destiné aux ouvriers mais que ces derniers considèrent comme un lieu de coercition, un bon moyen de les enclaver. Car les parisiens semblent bien décidés à ne plus se laisser embrigader ! Ils ont participé avec fougue aux révolutions de 1830, de 1848, puis à la Commune (1871). Ils sont nombreux à s’engager dans les luttes ouvrières, à réclamer des réformes sociales et n’hésitent pas à déclencher des émeutes, dresser des barricades et user de leur droit à l’insurrection depuis que la Déclaration des droits de l’homme (1793) leur a octroyé ce devoir de citoyen (art. 35). Mais ce que le peuple de Paris préfère par dessus tout c’est faire la fête : se retrouver dans les guinches et autres bals musettes, notamment dans le quartier de la Bastoche (la Bastille) et de Ménilmontant qui regorgent de guinguettes. On va jouer à la passe ou à la manille dans les troquets, on jase dans les cabarets et les gosses piaillent dans la hâte de se rendre à la fête foraine. Mais dans ce Paris bouillonnant du début du XXe siècle plane une ombre menaçante, celle de la racaille des bas-fonds, des voyous sans foi ni loi…

Apachisme et jeunesse délinquante des faubourgs

Ce sont des garnements qui, bien souvent, ont échappé à l’école et qui vivotent en traînant leurs savates sur les pavés de Paris. Pour survivre à la misère et pour s’assurer un semblant de sécurité, ils vivent en bande, vagabondent, commettent des larcins et autres vols à l’étalage, et crient leur colère et leur soif de liberté en couvrant les murs avec des « Mort aux vaches. À bas les flics ». Avant même la vingtaine d’années, ces jeunes impénitents refusant d’aller à l’usine et troublant l’ordre public deviennent le fléau des bourgeois et de la renifle (la police).

[Affiche]. Les Apaches de Paris
Affiche pour « Les Apaches de Paris », 1905. Bibliothèque historique de la ville de Paris.

Considérés comme des sauvages, on a tôt fait de qualifier ces bandes violentes d’« Apaches ». Ce terme, qui apparaît au début du XXe siècle pour désigner les jeunes Parisiens marginaux, fait référence — vous l’aurez compris — aux Indiens d’Amérique du Nord, la terreur des pionniers blancs de la conquête de l’Ouest. Les Parisiens ont eu vent, à la fin des années 1880, de la reddition du chef apache Geronimo et la littérature et les romans de gare regorgent d’histoires d’indiens sanguinaires. En 1889, le Wild West Show de Buffalo Bill s’était même installé quelque temps à la porte Maillot attirant des foules de curieux. En 1905, Buffalo et ses Indiens reviennent parader dans les rues de Paris dans la cadre du Carnaval.

Buffalo Bill 2
Les Indiens de Buffalo Bill à Paris en 1905.

Alors tout naturellement, on assimile les lascars des faubourgs qui, ligués en bandes s’adonnent à la délinquance et à la criminalité, à ces hordes de sauvages qu’on s’imagine brandissant leurs tomahawks, prêts à vous ligoter au poteau de torture pour mieux vous scalper. Issus principalement des quartiers de Belleville et Ménilmuche (Ménilmontant), leur terrain de jeux sont les vieilles fortifications de Paris, les fortifs comme ils les appellent : une enceinte bastionnée construite sous la monarchie de Juillet (1830-1848) longue de trente-trois kilomètres et au-delà de laquelle s’étend « la zone ». Sur ces territoires, également pris d’assaut par les ouvriers que l’haussmannisation a chassés, ils règnent en maîtres et font la loi. Le soir venu, tels les zonards de Starmania, ils déferlent sur le centre de Paris et dépouillent les bourgeois… Frondeurs et bagarreurs, ils sont prêts à cogner pour défendre leur honneur ou la réputation de leur gang et beaucoup de leurs histoires finissent en bagarres de rue, en rixes sanglantes. Aussi, ils sont nombreux à collectionner les séjours en tôle, qu’ils ajoutent fièrement à leur pedigree. C’est pour cette jeunesse dissidente que sont apparus, dès le milieu du XIXe siècle, les premiers établissements pénitentiaires pour mineurs (l’âge de la majorité pénale est alors de seize ans, elle passera à dix-huit ans en 1906).

30 000 rodeurs, 8 000 sergents de ville

Face à l’augmentation de la criminalité, des agents de police sont chargés d’effectuer des rondes, notamment de nuit, afin de protéger les honnêtes gens lors de leurs déplacements.

Team Neuilly
La team des agents de Neuilly : toutes mes pensées vont au fier Catin, à droite, qui a dû prendre cher toute sa vie à cause de son blase.

Le problème avec ces jeunes malandrins, c’est qu’après avoir purgé leurs peines ils récidivent presque systématiquement au point que les élites et les « bonnes gens » se demandent si l’on ne devrait pas, en plus de l’incarcération, fouetter cette mauvaise graine pour lui apprendre la civilité. Faut-il fouetter les Apaches ? tel est le nom du livre écrit en 1910 par le docteur Lejeune qui préconise la flagellation pénale et dont les conseils sont accueillis avec engouement. Petit extrait du livre de ce docteur sadique : « Rien n’est moins beau qu’une personne subissant la flagellation. Dévêtu ou à peu près, l’Apache expose son anatomie de malingre et de dégénéré ; il se montre tel qu’il est, un être inférieur que seule notre excessive humanité tolère au sein des grandes villes. Les cheveux, habituellement si bien pommadés, s’entremêlent sous les efforts du fustigé, le visage glabre, impudent et railleur d’ordinaire, se contourne en grimaces d’enfant battu, l’être cynique et moqueur s’humilie, supplie lâchement qu’on lui fasse grâce […]. Le flagellé redevient instinctivement un esclave, un vaincu, et rien n’est mieux que d’imprimer cette sensation sur la peau et dans l’entendement des Apaches qui se croient tout permis ». Dans la même veine, l’historienne Michelle Perrot rapporte comment le journal Le Matin (dont nous verrons plus tard la part de responsabilité dans la diabolisation des Apaches) préconise l’emploi de la guillotine pour couper court — pardonnez-moi l’expression — à la criminalité juvénile : « Elle [la guillotine] dort d’un sommeil profond, léthargique, la Veuve […]. Elle attend le fiancé de choix promis à ses ardeurs… Femelle de Lazare [prison Saint-Lazare], éveille-toi ! C’est le cri de tous les jurys de France, le hululement de la chouette populaire exaspérée des crimes récents  » (Le Matin, 22 août 1907). Ah, les affreux partisans de la peine mort ! Mais ce n’est pas ainsi que l’on réglera le sort de « ces jeunes gens […] au fond pessimistes, voire désespérés. Ils n’ont pas de projet et vivent dans le fracas de l’instant. Ils savent que ça finira mal, et soupçonnent leur avenir » rappelle encore Michelle Perrot.

Les exactions et méfaits de ces gredins font grand bruit, relayés avec des titres sensationnels à la Une ou dans la colonne des faits divers de la presse à grand tirage de l’époque (Le Petit Journal, Le Petit Parisien, Le Journal et Le Matin) dont ils font les choux gras. On est en pleine mode du roman-feuilleton et des romans judiciaires (ancêtres des romans policiers), et les frasques de ces jeunes chiens fous excitent la curiosité et la peur de la populace. Les journalistes se délectent de ces échauffourées et de ces violences quotidiennes ; je vous ai d’ailleurs trouvé une parfaite description du contenu de la presse à sensation du début du XXe siècle à travers le témoignage lucide d’un journaliste de la Revue judiciaire en 1913 : « Aujourd’hui le moindre fait-divers, pourvu qu’il y ait du sang et de l’horreur, est grossi démesurément, les colonnes des journaux en sont remplies et c’est ce qui fait croire aux simples que décidément, nous courrons à l’abîme. Il faut reconnaître cependant qu’un fléau assez rare autrefois prend de jour en jour de l’extension : c’est la criminalité juvénile. Apache, souteneur, anarchiste, amant trompé qui se venge, mari ou femme qui sombre dans l’adultère et dans le sang, adolescent abandonné à lui-même attendant le passage au coin d’une rue, jeunes et vieux qui souillent l’enfance, fils de famille coureurs de tripots et entreteneurs de drôlesses, prêts à tout pour échapper à la loi du travail, banquiers véreux, escrocs et faussaires, volés aussi peu intéressants que voleurs, femmes qui tantôt par paresse ou besoin de luxe et d’orgie, tantôt par nécessité, glissent sur la pente du vice et du crime, tels sont les types variés qui défilent sous les yeux du lecteur bénévole qui croit que le monde touche à sa fin ». Ainsi, on raconte les histoires d’apaches les plus rocambolesques et les plus inquiétantes tel ce duel au sac de sable entre deux charmantes apaches en jupes légères…

duel au sac de sable
Article du Petit Journal (source).

Ah, les femmes apaches ! Encore plus terrifiantes que les hommes, n’est-ce pas ? Notre pouvoir de terreur est si fort… Souvenez-vous dans l’Insurgé (1871) de Jules Vallès, du pauvre Jacques Vingtras s’écriant : « Des femmes partout. – Grand signe ! Quand les femmes s’en mêlent, quand la ménagère pousse son homme, quand elle arrache le drapeau noir qui flotte sur la marmite pour le planter entre deux pavés, c’est que le soleil se lèvera sur une ville en révolte ».

Apaches en Jupons L'Oeil de la police, 1908 N°6
Apaches en Jupons, L’Œil de la police, 1908.

« Des femmes partout » et même dans les rangs des apaches de Paris, où elles ont su se faire une place au sein des gangs. Bien que minoritaires, elles se battent, crachent, vocifèrent et parviennent à être traitées en égales avec les hommes. Certes, elles sont « utiles » en matière de prostitution car bon nombre d’apaches vivent de proxénétisme, mais elles sont aussi aimées, désirées, adulées par ces bourlingueurs qui, contrairement aux apparences, sont aussi de grands romantiques dont la peau est souvent tatouée de noms de femmes. Et c’est d’ailleurs une histoire d’amour apache que je vais à présent vous conter : celle d’une gamine qu’on avait surnommée Casque d’Or.

 

Casque d’Or, la « Reine des Apaches de Belleville ».

Dans Détective almanach 1930
Source.

S’il est une apache qui a marqué le Tout-Paris en ce début de XXe siècle, c’est bien Amélie Élie (1879-1933), plus connue sous le nom de Casque d’Or. Cette petite môme parisienne à l’épaisse chevelure rousse et dorée n’a que treize ans lorsqu’elle quitte père et mère pour aller vivre avec son homme, de deux ans son aîné. Oui, c’est tôt me direz-vous, mais à cette époque rien ne choque, et puis ça fait une bouche de moins à nourrir ! Comme les jeunes filles de son âge réduites à la pauvreté et à l’errance, elle se lance alors dans la prostitution pour tenter de gagner quelques sous. Bien entendu, cette vie de « gagneuse » lui fera vivre des aventures rocambolesques et violentes mais à dix-neuf ans elle rencontre Joseph Pleigneur, que tout le monde appelle Manda. Âgé de vingt-deux ans, il est le chef de la bande apache des Orteaux et c’est le coup de foudre. Ils se mettent en couple, il la recolle sur « le ruban » (le trottoir), elle l’accepte ; le bonheur aurait pu être complet, mais rapidement la jeune femme ne supporte plus d’être trompée par Manda qui, de plus, la délaisse. Son sang d’apache ne fait qu’un tour et la jolie rousse décide de préparer sa vengeance. Aussi va-t-elle se consoler dans les bras de François Dominique — ou Leca, c’est plus chic — chef de la bande adverse des Popincs (Popincourt). Casque d’Or sait pertinemment que Manda ne souffrira pas longtemps cet affront mais ce qu’elle veut c’est qu’on l’aime, qu’on lui prouve, et qu’on se batte pour ses beaux yeux ! Son plan machiavélique va fonctionner à merveille ; bientôt elle va déclencher une guerre sanguinaire entre deux gangs en plein cœur de Paris.

Manda et Leca
Manda et Leca (source p. 36).

C’est le 5 janvier 1902 que Manda et Leca se retrouvent nez à nez et que ça va vraiment tourner au vinaigre. Leurs regards se croisent, s’en suit une escarmouche puis une fusillade et Leca termine à l’hôpital Tenon, grièvement blessé au bras et à la cuisse. Au petit matin, les sbires de Leca envahissent le dispensaire et embarquent leur chef sur une civière sous le regard médusé du personnel hospitalier, figé de panique. Manda et Leca sont tour à tour traqués, attrapés, puis relâchés par la police, refusant l’un comme l’autre d’avouer ou de livrer des noms, obéissant à l’omertà qui régit la pègre. La presse s’empare de l’affaire : « Ce sont là des mœurs d’apaches, du Far West, indignes de notre civilisation. Pendant une demi-heure, en plein Paris, deux bandes rivales se sont battues pour une fille des fortifs, une blonde au haut chignon, coiffée à la chien ! » (Arthur Dupin du Petit Journal). Pendant que Manda et Leca se planquent des flics, Casque d’Or, elle, devient la coqueluche de Paname, une véritable vedette ! Maligne, elle se joue des médias et les mène par le bout du nez, comme elle sait si bien le faire. C’est la gloire même, puisqu’on lui propose de jouer son propre rôle au théâtre des Bouffes du Nord dans une pièce intitulée « Casque d’Or et les Apaches » (finalement interdite par la police), elle se fait portraiturer par des artistes, elle chante dans les cabarets… La fortune lui tend les bras.

En mai et octobre 1902 ont lieu les procès de Manda et Leca qu’on a fini par arrêter. Le premier est reconnu coupable de tentative d’homicide avec préméditation et condamné aux travaux forcés à perpétuité, tandis que Leca n’est condamné qu’à huit ans de travaux forcés. Ils sont tous deux envoyés au bagne en Guyane, dont aucun ne reviendra. Avec la disparition de ses amants, la célébrité de Casque d’Or s’effondre malgré des tentatives multiples pour attirer l’attention : elle s’improvise dompteuse dans un cirque puis vend ses mémoires « Casque d’Or racontée par elle-même » au journal Fin de siècle. Mais l’engouement autour de cette femme apache est définitivement passé ; elle finira par épouser un marchand bonnetier dont elle partagera quelques années le métier, avant de mourir en 1933 dans l’indifférence générale.

Avant de vous quitter, je voulais évoquer la controverse autour de l’origine du mythe de l’apache de Paris. En effet, selon certaines sources, ce serait la presse qui aurait introduit le terme d’apache, dans le seul but de provoquer l’effroi de la population. Michelle Perrot rapporte que lors du procès de Manda, on interroge Casque d’Or en ces termes : « — Ne vous appelait-on pas Casque d’Or ? — Jamais. Ce sont les journalistes qui ont inventé ça. — Connaissiez-vous les Apaches ? — Des Apaches ? Y en a jamais eu à Belleville. ». Et la jeune femme d’insister : « Nous ne nous sommes jamais appelés comme ça entre nous ! », dit Casque d’Or. Le président : « Et comment vous appeliez-vous ? — Les copains. » (Perrot citant H. Varennes et A. Lanoux, voir la note 1). Selon le Détective Almanach de 1930, ce qualificatif exotique d’apache aurait tout bonnement été imaginé par un journaliste du Matin, le dénommé Moris-Voillemier.

Détective Almanach 1930 Moris-V. Epingle
Source p. 36.

Alors tout d’abord il faut saluer l’imagination débordante de cruauté de ce journaliste qui en avait assez de rapporter de petits crimes bon enfant. Le coup de l’épingle à chapeau plantée dans le nez et sur laquelle est piquée une carte de visite ça, ça fait vendre ! L’article se poursuit : « Tous, les journaux reprirent l’histoire, le lendemain matin. Le succès du terme “apache” fut immédiat » (cf. p. 36). Quelques jours plus tard, notre journaliste continue ses élucubrations ; à présent, c’est un homme ligoté sur un cheval et dont la langue a été sectionnée…

Moris.V cheval
Source p. 36.

Si ces histoires de manipulation médiatique sont vraies, elles montrent bien combien l’appât du gain était fort — déjà — au début du XXe siècle chez certains journalistes pour les conduire à usurper des noms afin de diaboliser leurs criminels et pis encore, à grossir et noircir les délits qu’ils rapportent. Voici donc comment la presse à sensation a rendu célèbre cette faune qui hantait les fortifs, et aura probablement aussi causé sa perte puisque l’État se débarrassa bien vite de cette jeunesse gênante au profit de la guerre, comme le rapporte Michelle Perrot, ils « seront expédiés en première ligne lorsque viendra la guerre. La guerre : Veuve suprême. Ainsi finirent les Apaches ». Selon l’historienne, ils auront été les « derniers rebelles de la société industrielle, hostiles aux bourgeois, aux flics, au travail ». Devenus un symbole, la figure de l’apache perdurera tout le long du XXe siècle, inspirant notamment les « blousons noirs » des années 1960 ainsi que certains mouvements punks et anarchistes des années 1980. Quant à Casque d’Or, son histoire aura tout de même fait couler beaucoup d’encre en devenant le feuilleton à succès de l’année et, plus tard, inspirera des personnages de music-hall, des chansons, et le célèbre film de Jacques Becker sorti en 1952 et dans lequel Casque d’Or est incarnée par Simone Signoret.

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Casque d’or par Jacques Becker, 1952.

Un immense merci à Patrick Marsaud pour m’avoir fourni les superbes illustrations qui agrémentent cet article !

 

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Ma biblio :

CHARVET Marie, Les fortifications de Paris, De l’hygiénisme à l’urbanisme, 1880-1919, Presses universitaires de Rennes, 2005.

KALIFA Dominique, « Archéologie de l’Apachisme. Les représentations des Peaux-Rouges dans la France du XIXe siècle », Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière », numéro 4 | 2002, 19-37.

PERROT Michelle, « Dans le Paris de la Belle Époque, les “Apaches”, premières bandes de jeunes », La lettre de l’enfance et de l’adolescence, 2007/1, n° 67, p. 71-78.

PERROT Michelle, « Les ombres de l’histoire. Crime et châtiment au XIXe siècle. », Paris, Flammarion, 2001.

VALLÈS Jules, L’insurgé, édition enrichie, Livre de poche, Paris, 2012.

Détective Almanach, Le grand hebdomadaire des faits divers, Paris, 1930.

La Revue judiciaire : revue mensuelle : réforme, droit pratique, comptes-rendus, mars 1913.

Le Petit journal. Supplément du dimanche, 1er novembre 1903.

Musée Carnavalet, Le peuple de Paris au XIXe siècle, Des guinguettes aux barricades, livret d’accompagnement pédagogique.

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4 réflexions sur “Quand les Apaches faisaient trembler le Paris de la Belle Époque

    1. Je pense, qu’en ce moment, nous revivons, les mêmes( scènariaux.)…j’ai aimé lire , Voir,les photos de (Le Paris de la belle Epoque) Merci. Que va t’il se produire dans l’Avenir . Pour tant, notre époque a étai vernie, beaucoup plus de bien être.Mais nous avons oublié l’essentiel, notre personne , celle d’en face,nos enfants. Et pardessus tout,La Terre qui nous nourrit. comment vivre en semble car là il y a plusieurs mondes qui ne se supportent plus.c’est bien vrai, nous venons tous pareils,pourquoi laisser ceux qui ne peuvent pas suivre le dur chemin des études.Car s’en sortir;est bien plus cruel ,sans rien qu’avec des millions qui dorment dans les banques.Donner un abri,est essentiel.Pardon.

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