Les tribulations (crasseuses) de Miss Cradock dans la France du XVIIIe siècle

Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’un de mes fameux jeux de mots. La bien nommée Miss Cradock a véritablement existé, et elle avait une sainte horreur de la crasse. Cela ne s’invente pas !

Aujourd’hui, je vous raconterai les péripéties d’une aristocrate britannique qui a parcouru notre bonne vieille patrie, à la veille de la Révolution, et fréquenté sur son chemin de nombreuses auberges qu’elle a parfois trouvé franchement cradingues. Si vous vous êtes toujours demandé à quoi ressemblaient les voyages en France au siècle des Lumières, c’est le moment d’assouvir votre curiosité !

Mais avant de nous mettre en route, laissez-moi vous présenter brièvement celle que nous allons suivre dans ses pérégrinations, car le bon sens veut que l’on ne suive point une inconnue. Miss Cradock, Anna Francesca de son prénom, est âgée de vingt-huit ans lorsqu’elle épouse en 1765 le jeune et fortuné Joseph Cradock de cinq ans son cadet. Cet amateur d’histoire, de théâtre, et mécène de nombreux artistes deviendra par la suite un célèbre écrivain. Les jeunes mariés vivent tout d’abord dans une belle demeure londonienne du quartier de Soho (qui était alors un quartier chicos !) avant de s’installer quelques années plus tard dans un splendide manoir de Gumley, un petit village du Leicestershire. Mais voilà que, la quarantaine bien sonnée, la santé d’Anna Francesca se dégrade et que ses médecins, entre deux douloureuses saignées, lui recommandent de partir en voyage, histoire de prendre un bon bol d’air.

C’est ainsi qu’au début de l’hiver 1783, lady Cradock, flanquée de son mari et de quelques domestiques, quitte son île brumeuse et traverse la Manche pour venir goûter le gai soleil du royaume de France ; une destination très à la mode pour les riches Anglais de l’époque. Au XVIIIe siècle, faire son Grand Tour à travers l’Europe pendant quelques années est très en vogue. C’est le siècle des voyages, des découvertes et, à la suite de James Cook parti découvrir le vaste monde, les Anglais les plus pécunieux rêvent d’entreprendre leur propre périple sur le continent pour voir du pays et enrichir leurs connaissances.

Pour garder une trace de ses escapades, notre Anglaise de quarante-six ans tient un journal dans lequel elle consigne soigneusement, chaque jour ou presque, ses impressions de voyage en observatrice avisée à qui rien n’échappe. Mais notre voyageuse de marque ne destinait pas ses notes à la postérité, contrairement à d’autres de ses compatriotes comme sir Arthur Young qui, à la même époque, fit publier ses Voyages en France. À vrai dire, le journal d’Anna Francesca aurait certainement sombré dans l’oubli s’il n’avait pas été retrouvé, par un hasard providentiel, près d’un siècle après la mort de son autrice, à la toute fin du XIXe siècle.

C’est « à Londres, au milieu d’un lot de papiers sans importance, chez un brocanteur n’y portant aucune attention » qu’Odalie Balleyguier mit la main sur ce journal manuscrit noirci d’une délicate écriture féminine. Fière de sa trouvaille, elle traduisit en français et fit publier aux éditions Perrin sous la forme d’un petit volume in-16 de plus de 300 pages, ce journal riche en anecdotes, en détails intimes et personnels. Vous pouvez le lire dans son intégralité sur Gallica, quant à moi, je me suis contentée d’en extraire pour vous les passages les plus pittoresques, notamment ceux où Miss Cradock déchante face à l’insalubrité des lieux qu’elle fréquente. Allez, c’est parti pour la tournée d’inspection !

Arrivés à Paris, Anna Francesca et son mari y séjournent pendant dix mois durant lesquels ils assistent aux plus brillants spectacles de la ville et de la cour et croisent même le cortège royal de Marie-Antoinette et Louis XVI. Elle trouve d’ailleurs celui-ci assez gros et pas franchement à son avantage avec son habit garni de dentelle. Elle en profite pour flâner dans les boutiques, faire la tournée des pâtisseries et surtout pour glander dans les cafés ; une délicieuse occupation interdite aux femmes en Angleterre où ces lieux sont exclusivement réservés à la sociabilité masculine.

Enfin, le 31 octobre 1784, l’heure est venue pour le couple de quitter la capitale pour descendre dans le Midi en traversant la Bourgogne. Ils comptent ensuite visiter la Provence et le Languedoc avant de remonter vers le Poitou, les Pays de la Loire et de boucler la boucle à Paris.

Ce tour de France prendra une bonne année à nos Anglais qui ne veulent pas emprunter les transports en commun bondés de voyageurs ; les diligences publiques où s’entasse le menu fretin : marchands, pèlerins, moines et autres officiers serrés là-dedans comme des sardines… Pour vous faire une idée, relisez la fable de La Fontaine Le Coche et la Moucheécouter ici récitée par de Funès. Mémorable !). Bref, nos Cradock, refusant de se mêler à la populace pour éviter les nombreux désagréments, ont décidé de voyager par petites étapes, en chaise de poste.

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Ces voiturettes aux appellations baroques — chaises « à l’écrevisse » ou chaise « à cul de singe » — étaient légères, bien suspendues sur de grosses roues, et disposaient de banquettes généreusement rembourrées, garnies de cuir ou de velours sur les plus beaux modèles. Grand luxe !

Enfin, quand je dis « grand luxe », ça reste toujours « petit joueur » si on compare avec l’espèce de camping-car de compète qu’avait fait construire le maréchal de Richelieu quelques années plus tôt, à l’occasion d’un voyage en décembre 1742. Vous me pardonnerez cette petite incise — une vieille habitude ! —, mais il faut que je vous donne la description que fait le duc de Luynes de cet engin dans ses Mémoires : « M. de Richelieu partit de Choisy pour aller tenir les états du Languedoc. Il a fait faire une chaise de poste où l’on porte dans un coffre, derrière, à manger pour plusieurs jours ; et sur le devant il y a de quoi mettre trois entrées toutes prêtes à mettre au feu ; de sorte que son cuisinier, qui le suit, s’avançant un peu avant lui, avec le panier où sont les entrées, lui tient son dîner ou son souper prêt également partout. Outre cela, il a fait mettre dans cette chaise, un lit où il est couché entre deux draps ; il se déshabilla donc à Choisy, et après que l’on eut bassiné le lit de sa chaise, il y monta, se coucha en présence de trente personnes qui étoient là, et dit qu’on le réveilleroit à Lyon. » Eh ! on a son petit confort !

Plus modeste, vous l’imaginez, était la chaise de poste louée par nos voyageurs. Mais ils y étaient un peu comme chez eux et, même s’il fallait s’habituer aux secousses — le voyage « plein de rebondissements » prend ici tout son sens ! — et parfois mettre pied à terre dans les rudes montées, ils avaient au moins le confort de pérégriner au grès de leur fantaisie, sans guide ni cicérone, et de laisser place à l’imprévu comme de vrais aventuriers.

Au XVIIIe siècle, les relais de poste étant de plus en plus nombreux, on pouvait voyager nuit et jour. Mais les petites routes étant souvent peuplées de rôdeurs malintentionnés, il était plus sage de s’assurer un gîte dans la localité où l’on se trouvait lorsque la nuit devenait menaçante. Et il est vrai qu’après les luxueux hôtels de la capitale, habitués à recevoir une clientèle prestigieuse, Miss Cradock redoute quelque peu les chambres miteuses des tripots de province. Elle ne sera pas déçue du voyage ! Voici, je vous l’ai promis, un florilège de ses moult déconvenues.

Intransigeante sur la propreté, Miss Cradock multiplie, dans ses notes, les commentaires assassins et laconiques sur les hôtelleries où elle séjourne. Par exemple, elle n’omet pas de tirer à boulets rouges sur la « sale petite auberge » de Rouvray ou sur la « sale auberge et le mauvais repas » qui lui fut servi à Lyon.

De même, pour la « diligence d’eau » que le couple emprunte pour descendre le Rhône de Lyon à Avignon : « les cabines étaient sales, petites, sombres, sentaient mauvais, et les passagers trop nombreux pour la place dont on pouvait disposer ». Avignon, d’ailleurs, « possède quelques belles maisons, mais on les découvre difficilement, vu que les rues sont, en général, étroites, sombres, mal pavées et très sales ». Quant au théâtre de cette ville, il est « petit, sale et obscur les acteurs, les costumes et les décors ne valent rien. »

Même constat accablant pour le théâtre de Marseille, cela dit en passant. Ils en sortirent avant la fin de la représentation. Et que dire du théâtre de Langeais : « Une vieille grange en planches, éclairée par trois chandelles de suif dans des chandeliers de cuivre, si sales et si poussiéreux qu’on les eût dit en fer sur la scène, des lampions puant la graisse dans un endroit réservé qu’on nomme l’orchestre, un malheureux musicien jouant d’un violon à trois cordes. Une pièce mauvaise, et tous les acteurs, excepté un seul, encore plus mauvais. Une seule chose m’étonnait, c’est que les araignées ne fussent pas de la partie. »

À quelques lieues de Béziers, l’hôtel où ils s’arrêtent pour dormir « était si plein que M. Cradock dut partager sa chambre avec sept autres messieurs. Je partageai la mienne avec ma femme de chambre et la volaille, car jamais je n’oublierai l’abondance et la diversité des saletés accumulées dans cette pièce. » En parlant de Béziers, Miss Cradock y fait un drôle de constat : « J’ai remarqué avec surprise que, dans cet hôtel, toutes les servantes sont nu-pieds, la maîtresse du logis seule est chaussée : c’est, paraît-il, la coutume du pays. »

À Rochefort, l’hôtel du « Grand-Bazar » est « vieux, petit et sale, c’est pourtant le meilleur d’ici ; il n’y a pas de chambres à un lit ; la maîtresse de l’hôtel parut très étonnée quand je lui en demandais, et me fit observer que nous étions quatre et qu’il se trouvait quatre lits dans la chambre nous servant de salle à manger. On finit pourtant par nous procurer deux chambres à deux lits. M. Cradock et son domestique en occupèrent une, j’occupais l’autre avec ma femme de chambre. »

Bref, le grand luxe pour notre voyageuse, c’est de dormir dans un lit individuel, pour pouvoir s’y délasser à son aise. Malheureusement, à la campagne, il faut faire avec les moyens du bord et parfois partager sa chambre ou sa couche avec la valetaille. C’est comme ça !

Mais le véritable cauchemar de Miss Cradock, ce sont les Cimex lectularius, les sanguinaires punaises des lits qui pullulent dans les vieilles maisons et les logements insalubres. Quand ces satanées bestioles s’invitent dans son plumard en pleine nuit pour l’attaquer de multiples morsures et se repaître de son sang, Anna Francesca voit rouge et plus d’une fois doit se lever en furie pour allumer une chandelle et faire la guerre à cette vermine. Elle relate ainsi dans son journal les nombreuses nuits « atroces » que lui font vivre les punaises, d’auberge en auberge.

Voici ce qu’elle écrit, tandis qu’elle séjourne à Montpellier, le 15 avril 1785 : « Fort mauvaise nuit. Avec les chaleurs, les punaises ont fait leur apparition et ne m’ont laissé aucun repos. » Dix jours plus tard, même ville, toujours impossible de se livrer aux douceurs du sommeil : « les punaises m’ont empêchée de dormir, et j’en ai été malade toute la journée ». À Agen, au mois de juin, décidément, tout le monde s’y met pour pourrir son sommeil : « Ma femme de chambre commença à être malade, et aussitôt qu’elle parut plus calme et que je pensais pouvoir m’endormir, les punaises m’en empêchèrent. » À Agen, toujours, ils s’arrêtent dans « une auberge où la nourriture était couci-couça, les chambres et les lits dégoûtants. Je me couchai sur et non dans le lit, d’où me chassèrent les puces et les punaises, et passai le reste de ma nuit sur deux chaises ».

Le 25 août, dans l’hôtel Saint-Julien de Nantes décrit comme « grand, vieux, sale, plein de vermine », c’est le pompon et elle entre dans une rage débordante, en mode pugilat. « Je partageai ma chambre, servant aussi de salle à manger, avec ma femme de chambre, mais, hélas ni l’une, ni l’autre, nous ne pûmes goûter un repos complet nos lits fourmillaient de punaises, et nous en tuâmes jusqu’à soixante-quatre ». Soixante-quatre, c’est très précis ! On imagine bien ces deux pauvres femmes éreintées, assénant de violents coups de pantoufle dans tous les coins de la pièce en dénombrant à voix haute leurs victimes. Ou encore les faisant impitoyablement grésiller à la flamme de la lampe…

Le lendemain, la folie meurtrière s’est emparée des domestiques du couple : « De retour à l’hôtel, nous trouvâmes nos domestiques fort occupés à démonter nos lits et à essayer de détruire les punaises. Ils en avaient déjà tué près de quatre cents. Jamais, depuis le commencement de notre voyage, nous n’en avions vu en telle abondance. »

Le 30 août, toujours dans la même chambre nantaise, Miss Cradock, la peau ravinée, déchiquetée, tient le compte des bestioles éradiquées avec la rigueur d’une mathématicienne : « Mes terribles ennemis m’ont encore livré une bataille acharnée cette nuit, et je n’ai pu m’endormir que vers le matin. Levée à midi, j’ai fait entièrement démonter mon lit qu’on a enduit d’une drogue. Ma femme de chambre a tué cent quarante de ces dégoûtants insectes, ce qui monte à quatre cent quatre-vingts le nombre des punaises détruites depuis mon installation dans cette chambre. » Quel massacre ! non, mais quel massacre !

Enfin, le 15 septembre, une chambre d’hôtel de la ville de Tours n’échappe pas à la malédiction : « À dix heures, je me mettais au lit, mais je n’y étais pas seule, les punaises me furent une société importune ». Le cauchemar.

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Mais je serais injuste si je ne relatais pas les moments de grâce de ce voyage, et si je ne rendais pas hommage aux aubergistes dévoués qui ont rattrapé le coup avec leur généreuse hospitalité. C’est le cas de l’aubergiste d’Arnay-le-Duc, en Bourgogne, où les Cradock arrivent après avoir roulé une bonne partie de la nuit — à une heure du matin ! — avec une grosse fringale. La petite ville est endormie, dans les rues il n’y a pas un chat. Qu’à cela ne tiennent, les voilà qui tambourinent à la porte de l’auberge jusqu’à ce que le taulier, la gueule enfarinée, ne finisse par leur ouvrir. Je laisse Anna Francesca vous conter la suite : « On réveilla le maître de poste et sa fille qui nous introduisirent dans la cuisine. Là, j’aidais de mon mieux la jeune fille à confectionner une omelette, à griller des côtelettes de mouton et à rôtir un canard ; puis, assis autour du feu, nous fîmes un repas des plus amusants. Nous repartions à trois heures du matin ». Je ne sais pas si l’aubergiste et sa fille ont beaucoup rigolé, eux, toujours est-il que l’honneur des Arnétois est sauf !

Un autre grand moment de boustifaille, où Miss Cradock a pu découvrir les bonnes vieilles traditions culinaires de chez nous autres, se déroule à Toulouse à l’occasion de la Fête-Dieu : « J’ai cru que le repas ne finirait jamais. Nous eûmes un premier service de soupes variées ; un second, de fricassées de rôtis ; un troisième, de légumes, etc., suivi de crèmes, pâtisseries, fruits, biscuits, etc., etc. Il semblait que quelques-uns ne dussent plus manger jusqu’à la fête suivante. À côté de moi, un monsieur se servit de dix-sept différents plats, sans compter la soupe. À chaque instant je m’attendais à voir craquer son gilet bleu brodé d’argent, néanmoins il sortit de table sain et sauf. » Eh oui, milady, c’est ce qu’on appelle le service à la française. Ça lui en a bouché un coin !

Enfin, signalons que Miss Cradock a profité de son séjour pour apprécier nos talents de noceurs invétérés. À l’occasion d’un mariage champêtre où elle et son mari étaient invités, les convives, de tous âges, dansèrent sous les arbres jusqu’à minuit. Là, Miss Cradock, qui en doutait encore, découvrit avec stupéfaction que les Français savaient festoyer : « Je fus assez surprise du plaisir que témoignait [une] brave femme à l’idée de danser, car elle me parut bien avoir quarante ans passés et trop d’embonpoint pour se livrer sans fatigue à cet exercice, mais le caractère français est autrement gai que le caractère anglais, et j’en avais ici la preuve ».

Rentrée en Angleterre au cours de l’été 1786, Miss Cradock conserva un souvenir mémorable de son séjour en France et de ce voyage qui l’a ragaillardi. Elle ne tarit pas d’éloges sur la douceur de vivre et la beauté des paysages de la campagne française : ses petits villages, ses clochers et moulins à vent, ses collines verdoyantes et ses coteaux couverts de vignes ainsi que ses châteaux forts aux murailles crénelées qui se dressent fièrement dans le lointain.

Son journal est une mine d’anecdotes et de curiosités sur la France du XVIIIe siècle. Ceux qui iront le feuilleter sur Gallica découvriront encore bien d’autres anecdotes curieuses que je n’ai pu vous raconter ici : celle d’un cadavre à Toulouse, la description des forçats de Rochefort, la rencontre avec un phoque ou encore sa réaction face à de jeunes filles impures qui soulèvent un peu trop haut leurs jupons pour se réchauffer le fessard au coin du feu… Shocking ! Une lecture plaisante qui vous fera voyager à travers la France, pendant les derniers feux de l’Ancien Régime, et découvrir les mœurs de nos ancêtres à travers les prunelles curieuses d’une véritable lady.

J’espère que cette drôle de visite vous a plu. Si vous souhaitez déposer une petite obole dans mon escarcelle, rendez-vous sur Tipeee ! C’est simple, rapide et j’en ai vraiment besoin pour continuer à faire vivre ce blog. Merci, et à bientôt pour de nouvelles aventures ! 🙂

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MA BIBLIO :

6 réflexions sur “Les tribulations (crasseuses) de Miss Cradock dans la France du XVIIIe siècle

  1. Punaise , on est jamais sorti de l’auberge avec la belle Priscille .Toujours aussi intéressante ,documentée et drôle . Si les hôtels ont fait quelques progrès en termes de confort et propreté , les toilettes des bistros et restaurants sont souvent un hommage au Moyen Age ! Merci Priscille pour ce safari dans la France du 18e siècle

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  2. Je pense que ce n’est pas Miss Craddock qui était « bien nommée », mais plutôt que les termes « crade, cradingue, cradoque » sont dérivés, francisés, de son nom… 🙂

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  3. Très intéressant, ce commentaire du Journal de Mrs Cradock. Mais la personne qui l’a déniché, traduit et publié ne se prénommait pas Odile, mais Odalie. Elle se nomme Delphin-Balleyguier, mais son nom devait être seulement Balleyguier, puisque Delphin, c’était le prénom de mon arrière grand-père et qu’Odalie était son épouse (anglaise d’origine) !

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  4. En fait, Odalie a publié le « Journal de Mme Cradock » sous le nom de Mme O. DELPHIN BALLEYGUIER pour qu’il n’y ait pas de confusion avec son beau-frère Eugène, frère de son mari Delphin. Eugène Balleyguier était journaliste et écrivain. Il avait comme nom de plume Eugène LOUDUN. Pour ses articles dans le Figaro, il signait FIDUS.

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