Les aventures de Mademoiselle Maupin : travestissement, querelles sanglantes et bisexualité

L’histoire de Mademoiselle Maupin est digne d’un roman de cape et d’épée. Au programme : de l’aventure, des bastons et des passions amoureuses en veux-tu en voilà. Cantatrice acclamée sur la scène de l’Opéra de Paris elle est aussi une fine lame qui aime à se vêtir en homme et à provoquer des duels pour défendre son honneur ou pour séduire des belles. La vie de cette jeune fille est si rocambolesque et si scandaleuse qu’elle a inspiré à Théophile Gautier un roman éponyme, Mademoiselle de Maupin (1835) qui participa à la naissance d’une multitude de racontars et d’un véritable mythe. Aussi suis-je obligée de m’équiper de pincettes pour vous conter cette incroyable épopée car il est aujourd’hui difficile de débrouiller le vrai du faux dans le fatras des sources qui nous sont parvenues. Voici donc l’histoire de la légendaire Mademoiselle Maupin, Julie d’Aubigny pour les intimes.

C’est aux alentours de 1670, non loin de Paris, que naît la petite Julie. Elle est l’unique fille de Gaston d’Aubigny, un homme menant une vie de bâton de chaise — de godailleur si vous préférez — et occupant l’insigne fonction de secrétaire de Louis de Lorraine, comte d’Armagnac et grand écuyer de France. On ne sait rien de sa mère qui semble tout bonnement inexistante et c’est aux côtés de son paternel que grandit Julie ; dans l’univers mâle des écuyers, des pages, des garçons d’attelage et autres palefreniers de la Maison du roi.

Courvoisier, Vue des grandes et petites écuries du Roi à Versailles Prise de la Cour des Ministres, Gallica..png
Courvoisier, Vue des grandes et petites écuries du Roi à Versailles, Gallica.

Malgré son penchant pour les jeux, les femmes et la bibine, le père de Julie ne néglige pas l’éducation de sa chère petite à qui il fait étudier la grammaire, la danse, l’équitation et surtout l’escrime auprès de maîtres d’armes renommés. À l’adolescence, à force de traîner dans les manèges parisiens et de s’encanailler dans les salles d’armes avec d’autres ferrailleurs, Julie s’est forgé un sacré caractère. D’un tempérament irascible et d’une humeur belliqueuse, mieux vaut ne pas lui chercher querelle car elle manie le fleuret avec la plus grande habileté et bataille déjà comme un mousquetaire.

On la dit très jolie, de petite taille, « les cheveux châtains tirant sur le blond et fort beaux, de grands yeux bleus, le nez aquilin, la bouche belle, la peau très blanche et la gorge parfaite. » Selon l’ouvrage de Letainturier-Fradin il semble que le comte d’Armagnac (le patron de papa donc), celui que tous surnomment « Monsieur le Grand » au sein de la Grande Écurie, ait été son premier amant alors qu’elle était encore très jeune (trop jeune). Vers l’âge de quinze ans, ce dernier la fait épouser bon gré mal gré le sieur Maupin, un homme docile dont Julie n’a que faire et qu’elle mène à la baguette, assez vivement. En effet, ne voulant pas souffrir la présence d’un mari dont elle n’est pas amoureuse, elle s’arrange avec le comte dès le lendemain des noces pour faire nommer son époux aux Aides, en province, et le convainc de partir sans elle. Le pauvre bougre s’exécute et Julie, débarrassée de ses devoirs conjugaux, est libre de rêver à la vie d’aventure à laquelle elle aspire.

Un jour lors d’un entraînement d’épée, l’imbattable Julie qui n’a pas pour habitude d’être défaite, tombe sur meilleur qu’elle. Il s’appelle Sérane (ou Sérannes), c’est un escrimeur venu du Languedoc et prévôt de salle d’armes. Enfin un homme qui lui résiste, le coup de foudre est instantané. Mais le jeune homme est en cavale, traqué par Gabriel Nicolas de La Reynie, le chef de la police de Louis XIV, pour une histoire de duel qui a mal tourné et le voilà obligé de fuir la capitale. Qu’à cela ne tienne, Julie décide de tout abandonner pour le suivre. Sur le chemin qui les conduit vers Marseille où le couple a décidé de se réfugier, Julie s’affranchit de son costume féminin et, pour plus de discrétion (mais aussi pour laisser libre court à sa fantaisie), revêt le costume masculin de cavalier, une panoplie qui lui est chère car bien plus légère et moins coercitive que la tenue féminine de l’époque. La voilà donc libre comme l’air, délivrée des embarrassantes et multiples couches d’étoffes, galopant à califourchon comme un homme, en route pour l’aventure. Qu’elle a fière allure !

Escapade dans le Midi

Malheureusement cette vie de vagabondage finit par faire sombrer Julie et son amant dans la débine et, bien vite, l’impécuniosité les pousse à devoir donner de petits spectacles d’escrime, dans les rues et sur les places publiques, afin de récolter l’obole des badauds. Entre deux duels il arrive aux tourtereaux, tous deux dotés d’une jolie voix, de pousser la chansonnette. La légende veut que leurs ritournelles aient remporté un tel succès que la belle Julie ait été admise à chanter sur la scène de l’opéra de Marseille. Je n’ai pu retrouver aucun document d’archives relatant ce passage sur les planches, mais l’on peut toutefois noter que si Julie a bel et bien chanté des airs d’opéra à Marseille cela aurait surement été au théâtre de la rue Pavillon (inauguré en 1685) qui fut le premier établissement de province à obtenir de Lully le privilège de chanter l’opéra. Mais on ne sait pas, ça ne fait rien, passons.

Selon la légende, encore, c’est lors de cette escapade dans la cité phocéenne que la cavalière se serait entichée d’une jeune Marseillaise de bonne famille. Les deux amantes auraient entamé une liaison mais la famille de la jeune fille, scandalisée par cette fréquentation éhontée, aurait bien vite décidé de la cloîtrer dans un couvent d’Avignon afin de refroidir ses ardeurs et de la préserver de cette drôle de femme déguisée en homme. Julie, du genre tenace, aurait alors pris son plus bel air d’ingénue et, affirmant avoir été touchée par la grâce, aurait réussi à intégrer ce même couvent en tant que novice. Incognito au milieu des ouailles du Seigneur, elle y aurait retrouvé sa dulcinée et poursuivi leur amourette dans le secret des épais murs du monastère jusqu’au jour où, commençant à tourner en rond dans sa grise cellule, Julie aurait mis sur pied un plan d’évasion. Ainsi, un beau soir, n’en pouvant plus de cette vie de claustration et alors qu’une moniale venait de mourir, Julie aurait déterré son cadavre et l’aurait placé dans le lit de sa jeune amie avant d’y mettre le feu. L’incendie se serait étendu à tout le couvent et, profitant de la pagaille générale, elle se serait enfuie emportant dans ses bras sa bien-aimée apeurée. Après cette incroyable (et quelque peu sordide) échappée, la jeunette, qui n’avait semble-t-il pas la témérité de Julie, aurait fini par retrouver le chemin du domaine familial tandis que les magistrats du parlement d’Aix, pensant avoir affaire à un rapt orchestré par un homme déguisé en religieuse, auraient condamné par contumace l’odieux personnage à être brûlé vif. Si de nombreux textes relatent cet épisode épique et romanesque du couvent d’Avignon, il n’existe à ma connaissance aucune source permettant d’en affirmer l’historicité. Toujours est-il qu’après quelques péripéties marseillaises, Julie sentit qu’elle avait tout intérêt à décamper, et promptement.

Elle reprend donc le chemin de la capitale où elle sait qu’elle pourra toujours compter sur la protection de son premier amant, le comte d’Armagnac. Sur la route, lors d’une étape, elle aurait rencontré dans un cabaret mal famé où elle chantait pour gagner quelques deniers, un ancien acteur de théâtre du nom de Maréchal. Saisit d’admiration celui-ci lui aurait proposé ses services de maître à chanter et l’aurait aidé à perfectionner sa technique vocale. Puis, reprenant sa route d’auberge en auberge toujours fièrement nippée de ses hauts-de-chausse et de ses bottes éperonnées, elle croise, au sortir d’une taverne, le jeune et noble chevalier Louis-Joseph d’Albert de Luynes qui lui aurait, semble-t-il, dit un mot de travers. La réponse de Julie ne se fait pas attendre : Pan ! une beigne. Aussitôt, Louis-Joseph, bouillant de rage, défie de son épée ce jeune freluquet irrévérencieux. Soit ! se dit Julie en haussant les épaules, et en deux temps trois mouvements le chevalier se retrouve les quatre fers en l’air, une lame pointée sur la jugulaire, prêt à prendre l’estocade. Autant dire qu’il ne s’y attendait pas à ce coup-là. Le lendemain, encore sonné par cette histoire et tandis qu’il se fait soigner, le chevalier apprend que celui qui lui a infligé de multiples blessures est en réalité une femme et en tombe follement amoureux. Il tente alors de la revoir, elle tombe sous son charme et les voilà amants. Mais leur idylle à peine commencée Julie, incapable de tenir en place, taille à nouveau la route pour courir de nouvelles aventures. Ils demeureront toutefois amis jusqu’à la mort de Julie, comme l’atteste la correspondance du chevalier qui, étrangement, l’appelle Émilie dans ses lettres. Peu de temps plus tard, Julie croise le chemin d’un talentueux chanteur un peu imbu de lui-même dont elle devient aussitôt la maîtresse. Gabriel-Vincent Thévenard, c’est son nom, lui promet alors de l’emmener à Paris et de faire d’elle une grande chanteuse en l’aidant à intégrer la prestigieuse Académie royale de musique. Parfait, c’est sur sa route !

Thévenard
Portrait de Thévenard avec son petit air fat, n’est-ce pas ? (Gallica).

La Maupin à l’opéra de Paris

Au début des années 1690, Julie — aux alentours de la vingtaine d’années et pas assagie le moins du monde — débarque à Paris avec son bellâtre de Thévenard. Ce dernier, après avoir intégré sans trop de difficulté la troupe de l’Opéra (que l’on appelle encore à l’époque Académie royale de musique) réussit à lui dégoter une audition devant le successeur de Lully, monsieur de Francine. Sa voix de mezzo-soprano (voix de « bas-dessus ») profonde et chaude, aux accents mâles, séduit le directeur qui l’engage bien qu’elle ne bitte pas une note de musique. Celle que l’on appelle désormais mademoiselle de Maupin ou la Maupin fait ainsi ses premiers pas sur la scène de l’Opéra aux côtés d’un Thévenard, grand coureur de cotillons, qui, avec sa belle gueule et sa voix de baryton (voix de « basse-taille »), attire irrésistiblement toutes les femmes comme des mouches. Mais la Maupin ne s’en soucie guère tout occupée qu’elle est à préparer sa première apparition sur les planches (1690) dans la tragédie lyrique Cadmus et Hermione (de Quinault et Lully) où elle joue le rôle de Pallas. Coiffée d’un casque, revêtue d’une cuirasse et armée d’une lance elle fait sensation et reçoit les ovations du public.

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Mademoiselle Maupain dansant à l’opéra XVIIe siècle, Gallica.

Dès qu’elle n’est pas sur scène ou dans la coulisse en train de répéter son rôle, la Maupin est en vadrouille, à courir filles et garçons ou à chercher querelle. À ce propos on peut rapporter l’anecdote de la bastonnade du ténor Dumesny — Louis Gaulard de son prénom —, un de ses collègues de l’Opéra connu pour ses penchants pour l’alcool et la bisbille. Le gaillard convoitait les charmes de Julie, elle l’avait envoyé dinguer et ça ne lui avait pas plu alors il l’avait insulté. Connaissant la Maupin, ce crime n’allait certainement pas rester impuni. Aussi enfile-t-elle sa tenue de cavalier pour l’attendre un soir sur la place des Victoires, à deux pas du Palais-Royal où siégeait l’Académie royale de musique. Sous son déguisement, elle lui tombe dessus et dégaine sa flamberge mais, terrorisé, le chanteur refuse de mettre la main à l’épée ce qui déclenche l’ire de la belle qui rêve à ce moment de lui tailler des croupières. Elle lui répond alors par une volée de coups de bâton puis lui subtilise sa montre et sa tabatière avant de le laisser gisant sur le pavé. Quand le lendemain, à l’Opéra, Dumesny explique d’où viennent ses bleus et ses bosses à une meute d’adorateurs inquiets, il raconte que trois brigands l’ont attaqué et lui ont dérobé ses effets personnels. Sur ces entrefaites la Maupin se fraye un chemin jusqu’à lui et le traite de poltron avant de lui rendre son larcin de la veille sous la risée de l’assemblée. Et vlan ! Attrape ça, Dumesny.

Mademoiselle Maupin, qui ne redoute pas de draguer sur son lieu de travail, s’éprend tout à coup de la soprane Fanchon Moreau, chanteuse d’une beauté sans rivale qui ne laissait personne indifférent, et fait tout son possible pour la séduire.

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Mademoiselle Moreau, Gallica.

Malheureusement Fanchon n’est pas intéressée, elle est déjà courtisée par tous les puissants du royaume et notamment par le « Grand dauphin » Louis de France, fils aîné de Louis XIV. Aussi n’a-t-elle aucun scrupule à éconduire la pauvre Maupin qui aurait, après ce refus, tenté de se suicider. Oh, l’amour !

Mais rassurez-vous, dame Maupin se remet vite d’aplomb et n’a pas fini de faire parler d’elle. Ainsi, en janvier 1692, à l’occasion d’un bal donné au Palais-Royal par « Monsieur », duc d’Orléans et frère du Roi-Soleil, Julie se présente en costume d’homme comme à l’accoutumée et y fait danser grand nombre de jolies demoiselles. Cependant une d’entre-elles retient particulièrement son attention, c’est la coquette mademoiselle de Séry (la demoiselle d’honneur de ma grande copine la princesse Palatine) si l’on en croit les Mémoires d’un témoin de la scène, le cardinal Dubois. Il semblerait que notre cavalière ait fait du gringue et des œillades un peu lourdingues à la jolie Marie-Louise qui aurait répondu à ses avances par un petit cri de mécontentement. Aussitôt trois gentilshommes accourent pour défendre la demoiselle en détresse et invitent le grossier personnage à sortir dehors pour mieux le rosser. Julie accepte avec joie et vous vous doutez bien de la suite : bim, bam, boum, elle les laisse tous trois sanguinolents dans l’herbe. Bien entendu l’affaire fit grand bruit et l’on raconte que la Maupin fut sauvée de la condamnation par le duc d’Orléans lui-même. Ce dernier, qui ne perd jamais le nord quand un beau cavalier lui passe sous le nez, avait repéré Julie qu’il avait prise pour un sémillant jeune homme dès son entrée dans le bal. Apprenant qu’il s’agissait en réalité d’une femme il aurait intercédé auprès de son frère qui, amusé par cette affaire, aurait finalement déclaré que les lois sur les duels ne s’appliquaient pas aux dames prétendant régler des questions d’honneur. Merci Loulou ! La Maupin aurait ainsi échappé une fois de plus aux remontrances, mais on lui suggère tout de même de prendre le large quelque temps et de se faire oublier.

La Vie au grand air, revue illustrée de tous les sports p 17

Notre bretteuse de charme se réfugie alors à Bruxelles où elle tombe amoureuse de l’Électeur de Bavière, un grand amateur de festivités et d’opéras. Le béguin est réciproque et les deux amants commencent à vivre en popote. Malheureusement Maximilien-Emmanuel de Bavière est inconstant et la Maupin se fait rapidement damer le pion par la comtesse d’Arcos. Elle reçoit de son amant la cordiale invitation à quitter la ville accompagnée tout de même d’une bourse de quarante mille livres. Très chic. La Maupin, furax, aurait envoyé la bourse au visage du messager puis, n’ayant d’autre choix que d’obtempérer, aurait fini par rentrer à Paris. Nous sommes en 1693 quand Julie fait son grand retour à l’Opéra. Par chance, l’une des plus éminentes cantatrices, mademoiselle Le Rochois, prend justement sa retraite et c’est la Maupin qui est désignée pour la remplacer. Les frasques, les excentricités et les escapades de l’intrépide cantatrice ayant fait grand bruit dans le Tout-Paris participent à son immense succès et à sa renommée auprès du public.

Mais la gloire n’apaise pas son tempérament de feu et Dumesny fait profil bas tandis que Thévenard, qui lui aussi lui avait fait quelques misères, préfère se planquer pendant trois semaines sous une mansarde du théâtre de peur qu’elle ne lui tombe sur le casaquin. Ces deux compères n’ont sans doute pas tort de craindre le courroux de Julie car il semble que la belle ait besoin de passer ses nerfs. C’est du moins ce que l’on est tenté de croire à la lecture d’une plainte déposée en septembre 1700 par une dénommée Marguerite Fouré, cuisinière de son état, accusant la célèbre cantatrice d’avoir proféré des menaces, armée d’une éclanche de mouton — une cuisse de mouton, si vous préférez. Bizarre autant qu’étrange, n’est-il pas ? C’est que la scène du crime se déroule dans la cuisine de M. Langlois, le propriétaire de l’appartement loué par Julie rue Traversière-Saint-Honoré. Elle aurait réclamé le droit de souper à la servante dudit M. Langlois et celle-ci lui ayant expliqué qu’elle n’y avait pas droit se serait vu asséner un coup de clé sur la caboche après que la Maupin lui ait retiré des mains une éclanche de mouton qu’elle venait d’ôter de la broche et de l’avoir envoyé valser dans la porte en voulant viser Langlois. La zizanie quoi…

Malgré ces multiples querelles, il semble que rien ne saurait entacher la réputation de la cantatrice qui enchaîne les représentations, endossant souvent les premiers rôles. En ce début de XVIIIe siècle, elle triomphe dans de nombreux ballets. En 1702, elle incarne la guerrière Clorinde dans la pièce Tancrède, un rôle écrit pour elle par le compositeur Campra, tandis que Thévenard lui donne la réplique dans le rôle de Tancrède. Si le duo se retrouve régulièrement sur scène (dans Hésione en 1700, dans Ulysse et Pénélope en 1703, dans Le Carnaval et la Folie en 1704…), l’histoire d’amour entre les deux chanteurs est bel et bien finie. D’ailleurs Julie a retrouvé à Paris quelques-uns de ses anciens amants et même son mari.

En 1703, une grande histoire d’amour naît entre elle et la marquise de Florensac, « la plus belle femme qui fut peut-être en France » selon Saint-Simon. Une histoire qui durera deux ans et s’achèvera brutalement par la mort tragique de la marquise à trente-cinq ans des suites d’une terrible fièvre.

Marquise de Florensac.png
Marquise de Florensac, Gallica.

Meurtrie jusqu’au fond de l’âme par la disparition de son amie, la Maupin se retire de l’Opéra en 1705 et décède deux années plus tard en 1707, oubliée de tous, à l’âge de trente-quatre ans. Une vie courte mais si riche en aventures qu’elle semble avoir duré un siècle ! Que ce soit par ses choix vestimentaires, sa vie de vagabonde et de duels ou encore ses amours, Julie d’Aubigny a, tout au long de son existence, suivi son propre chemin en dehors de la morale dominante, revendiqué sa liberté, son refus de la sujétion des femmes et de la stricte hiérarchisation des sexes. Je dis, chapeau bas !

 

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Image d’en-tête : dessin à la plume de Théophile Gautier (1834), reproduit dans l’édition de Mademoiselle de Maupin publiée chez Charpentier en 1880, BnF.

 

MA BIBLIO :

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3 réflexions sur “Les aventures de Mademoiselle Maupin : travestissement, querelles sanglantes et bisexualité

  1. Savoirs d’Histoires , une belle épopée , pour une aventurière , le fait d’être une femme et de pas se laisser faire , dans ce monde , ou les hommes sont guindés et poudrés , et font des fioritures en matière de duel au fleuret …
    Elle à su tirer avantage des politesses de ses adversaires …..Et certainement sa voix à du le faire perdre pied….En tout cas ,, encore un magnifique récit ……..Merci..

    Aimé par 1 personne

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