Castration et servitude au Moyen Âge : deux bourses pour un harem

Le roman de la Rose, France, XVe siècle. Douce 195. [folio 076v] MS.
Où l’on apprend que le mot « esclave » vient de la traite des peuples slaves sous le haut Moyen Âge et que Verdun n’a pas attendu la Grande Guerre pour devenir le théâtre d’une boucherie infâme…

Ah… les eunuques enturbannés veillant à la pudeur d’odalisques lascivement étendues sur des étoffes chatoyantes ! L’Orient, l’exotisme en somme ! Pourtant ce n’est pas dans la Somme mais dans la Meuse que la douloureuse aventure de nombreux gardiens de harems médiévaux a commencé. Mais reprenons aux origines… Difficile de savoir précisément à quand remonte la pratique de l’eunuchisme. Dans un vieux dictionnaire d’histoire naturelle, j’ai trouvé que Claudien (Ve-VIs.) et Ammien Marcellin (IVe s.), en leur temps, attribuaient cette invention à la mythique reine assyrienne Sémiramis. Rien à voir avec un séminariste, loin s’en faut, puisque la légende encomiastique de cette fondatrice de Babylone remontant au premier millénaire avant notre ère, raconte qu’elle castrait ses amants après les avoir consommés…

Trêve de plaisanterie, les premiers à avoir pratiqué l’eunuchisme sont très probablement les Chinois, chez lesquels des eunuques sont attestés dès le XIIe siècle avant l’ère chrétienne. C’est dans l’Empire du Milieu, sous la dynastie des Chou que l’empereur Chou-Kung édicte, en 1100 av. J.-C., un code dans lequel il énonce les cinq modes de punition grave à appliquer sous son règne : les stigmates sur le front, la section du nez, l’amputation des oreilles, des mains ou des pieds, la castration et enfin la peine capitale (cf. Alexandre Lacassagne). Ce serait donc les Chinois qui auraient enseigné au monde entier l’art de la castration.

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Jupiter émasculant Saturne, Évard de Conty, Le Livre des échecs amoureux moralisés, enluminures par Robinet Testard, vers 1496-1498. BNF, Manuscrits, Fr. 143 fol. 28.

D’ailleurs, pour que ce soit bien clair entre nous, redéfinissons rapidement ce qu’est l’eunuchisme, cet acte turpide qui consiste à ôter les testicules d’une personne voire, dans certains cas, son membre viril en package. À ce propos, le comte de Mirabeau raconte dans son Erotika Biblion, que les malheureux à qui l’on avait tout ablaté, ces « impuissants absolus », étaient qualifiés d’« eunuques aqueducs parce qu’étant dépourvus de la verge qui porte le jet au-dehors, ils sont obligés de se servir d’un conduit de supplément ». Outre l’odieux sobriquet d’un goût douteux, ce procédé est pure barbarie ! Pis encore, l’opération est d’une dangerosité extrême et nombre de ces pauvres châtrés étaient voués aux gémonies. Pour ceux qui survivaient, deux options : si la castration a été pratiquée avant la puberté, alors l’enfant développe des membres grêles et disproportionnés ainsi qu’un crâne plus large que la moyenne. Sinon, « castré après la puberté, l’eunuque prend des seins, des fesses », s’apparentant ainsi à une silhouette féminine (cf. Olivier de Marliave).

Plus proche de nous que ne l’est la Chine impériale, on retrouve des eunuques dès la plus haute antiquité. Chez les Grecs, réduits en esclavage, ils se rendaient utiles principalement dans les gynécées, les appartements réservés aux femmes. N’oublions pas que dans les villes antiques l’esclavage participe de l’organisation de la société et assure un véritable rôle économique dans le développement de la cité. On se souvient d’Aristote (384-322 av. J.-C.) dissociant des hommes et femmes libres les esclaves par nature (La politique, L. I, ch. V.) qui étaient capturés à la suite de guerres, d’actes de briganderie ou de piraterie, ou encore par voie de justice, pour usurpation de citoyenneté ou pour dette. Mais déjà à l’époque, le grand Hérodote (484-425 av. J.-C.) anathématise le « trafic infâme », à but purement commercial, de ces eunuques sur les marchés de Sardes et d’Éphèse, où ils sont vendus à prix d’or « car la fidélité des Eunuques les rend, chez les Barbares, plus précieux que les autres hommes ». En effet, on sait qu’à Byzance par exemple, « on payait 30 solidi un eunuque en dessous de 10 ans, 50 solidi s’il avait plus de 10 ans et 60 solidi s’il était artiste » (cf. p. 198).

Comment expliquer le succès de cette marchandise humaine ? Tout simplement parce que cet homme asservi, avili et dévirilisé incarne l’archétype du parfait esclave, du serviteur idéal, notamment pour les peuples orientaux de l’époque. Dans l’incapacité d’engendrer une descendance, il était fort peu probable qu’il trame quelque complot dans le but perfide de renverser son maître ou son souverain puisqu’il n’aurait aucun héritier à qui léguer cet héritage. De plus, dépossédé de ses génitoires, il pouvait se voir confier la surveillance de femmes sans pour autant représenter une menace pour leurs époux puisqu’il n’était pas censé ressentir de désir sexuel. Bon ça, ça marche que quand l’eunuque a eu droit à l’ablation totale, parce que pour les autres… Le poète satirique Juvénal (Ier-IIe siècles), nous apprend que sous la Rome antique des dames frivoles aimaient à folâtrer avec des eunuques (pas aqueducs donc…) : « il en est qui trouvent délicieux l’eunuque efféminé et ses molles caresses, charmées qu’elles sont de n’avoir ni barbe à redouter ni avortement à préparer. Ingénieuses pourtant à ne rien perdre de la volupté, elles ne le livrent au médecin qu’alors que son membre, bien développé, s’est ombragé des signes de la puberté. Jusque-là, elles laissent croître à l’aise, et dès que les testicules pèsent deux livres, arrive le médecin Héliodore qui les ampute, au seul préjudice du barbier ». Du coup, l’étymologie du mot eunuque, issue du grec ancien eunoukhos signifiant gardien du lit nuptial me semble légèrement galvaudée. Mais ne nous égarons pas en digressions !

Heureusement pour nos eunuques, quelques basileis condamnèrent la pratique de l’eunuchat. C’est le cas de Justinien Ier (483-565) qui « punissait de la peine du talion, les auteurs ainsi que les complices de ces agissements, et il libéra tous les eunuques de l’empire » (cf. p. 198). Grosse pression de Justinien, et on pourrait penser qu’enfin les esclaves vont être traités avec urbanité… N’exultez pas trop vite, car voilà qu’à partir du IXe siècle, les peines infligées aux faiseurs d’eunuques s’adoucissent. Le pape Léon VI dit Le Sage (886-912) décide de supprimer la punition par la peine du talion. Dès lors, celui qui commanditait l’opération n’encourait plus qu’une amende de 10 livres d’or ainsi que 10 années d’exil, tandis que celui qui la pratiquait était fouetté et tondu et se voyait confisquer ses biens (cf. p. 200), ce qui est quand même bien moins pire que la castration, convenons-en… Et l’on va même jusqu’à tolérer cette pratique pour les hommes libres. Oui, parce que les eunuques grimpaient parfois à des postes très élevés et devenaient riches comme Crésus, avec des biens, des propriétés… Du coup, certains parents sacrifiaient un de leurs rejetons pour la bonne cause afin d’assurer l’avenir de la famille, normal.

...
Roman de la Rose, France, XVe siècle. Bodleian, MS. Douce 195, fol. 122v.

Mais pourquoi un tel laxisme voire, l’encouragement au retour de cette pratique barbare ?
Parce que ça rapporte de la pécune, pardi ! En gros, tout cela est lié au contexte économique de l’époque. Vous allez comprendre… À partir du VIIIe siècle se développe un commerce très florissant entre l’Orient et l’Occident. En abondance circulent monnaies, marchandises et hommes lors d’expéditions de commerce et de piraterie sillonnant les fleuves et les mers Caspienne, Méditerranée, Baltique et la Manche ainsi que l’océan Atlantique.

L’Orient musulman, en plein développement, exporte ses soieries, ses épices, son ivoire et autres denrées exotiques vers l’Europe carolingienne. Les Sarrasins quittent nos terres les cales chargées : le cuivre anglais ou germanique, l’étain de Cornouailles, les fourrures rapportées des forêts russes par les Varègues des pays nordiques. Mais aussi les étoffes brochées d’or, les toiles de lin, les draps de laine ainsi que le bois de construction navale et les armes de facture franque ou germanique, notamment les lames d’épée. Bref, d’actifs échanges ont lieu ! Mais de tous les trafics, le plus lucratif, le plus juteux et le plus conséquent, c’est bien sûr celui des esclaves. Alexandre Skirda rapporte dans son ouvrage (cf. biblio) que le trafic des êtres humains constituait sous le haut Moyen Âge « l’article le plus important d’exportation » de l’Occident à destination de l’Orient. Et comme les eunuques sont de tous les esclaves la denrée la plus prisée des Orientaux, les Occidentaux ont rapidement mis en place des circuits commerciaux afin d’assurer leur approvisionnement et faire un maximum de profit. Voilà pourquoi la législation se détend et que les faiseurs d’eunuques reprennent de l’activité…

C’est alors que Verdun entre en scène. Oui Verdun, le plus gros centre de redistribution de « marchandises humaines » du haut Moyen Âge ! Située au cœur des terres, la région mosane connaît effectivement un formidable éveil économique en raison de sa situation géographique avantageuse. La Meuse devient une place forte du monde médiéval et un lieu de rencontre des diverses civilisations puisque les principaux itinéraires commerciaux entre la vieille Europe et l’Orient transitent par la région mosane ! Au nord, les ports de Bretagne, d’Irlande et d’Armorique permettent de multiplier les échanges, tandis qu’au sud, les anciennes voies romaines, les routes du Midi, mènent vers l’Espagne et l’Italie. Longée à l’ouest par les importants fiefs de Reims et Saint-Denis, la Meuse est bordée à l’est par les contrées rhénanes et germano-slaves au-delà desquelles se trouvent l’Empire byzantin et le monde musulman. C’est ainsi que Verdun se transforme en plaque tournante d’un commerce interlope d’esclaves venus d’Europe centrale. Des Anglo-Saxons, Celtes et Germano-Slaves, hommes, femmes et enfants, sont emmenés en masse pour y être vendus et échangés. Les plus nombreux d’entre eux sont d’origine slave, les « saqâliba » comme les appellent les musulmans. Ils sont captifs de guerre rapportés par les armées germaniques ou paysans et pêcheurs razziés par les pirates le long des côtes méditerranéennes.

C’est d’ailleurs de cette époque sombre, plus précisément de la première moitié du Xe siècle, que remonte « l’évolution sémantique du mot désignant le slave dans toutes les langues européennes et orientales, où il a fini par signifier l’esclave par excellence ou l’eunuque » (cf. p. 155). En effet, « esclave » est issu du latin médiéval sclavus qui signifie « slave ». Les esclaves slaves étaient aussi désignés sous le nom d’« esclavons », qui se transforme en « esclave » au XIe siècle. L’historien et médiéviste Charles Verlinden souligne d’ailleurs qu’il « est curieux de constater qu’en arabe, comme dans les langues germaniques (all. sklave, angl. slave, néerl. slaaf) et romanes (fr. esclave, esp. esclavo, itla. echiavo, port. escravo, cat. sclau), […] le nom ethnique des Slaves soit devenu celui de la classe sociale la plus basse » (cf. note 3 p. 304). Curieux pour Charles, ignoble selon moi, que ces peuples aient donné leur nom à une forme de servitude !

Ces captifs slaves font donc halte à Verdun, et ne sont pas au bout de leurs peines puisqu’ils y découvrent la spécialité locale : l’éviration. Verdun était ainsi qualifiée de « manufacture d’eunuques » ou de « fabrique d’eunuques ». Là, les esclaves sont parqués dans des maisons de force, au sein d’une grosse colonie juive, où les hommes et les jeunes garçons sont transformés en eunuques (il semble que des marchands juifs aient été les seuls à pratiquer l’opération). Ces eunuques attendaient en pansant leurs blessures d’être convoyés dans les caravanes de marchands pour Cordoue* ou Venise, où demeure aujourd’hui encore une trace de leur passage, dans le nom du célèbre quai des Esclavons, situé à l’extrémité du Grand Canal. Puis les eunuques slaves étaient acheminés vers les marchés orientaux pour y être vendus avant de rejoindre les sérails des Byzantins et des Ottomans où ils étaient généralement affectés. Certains d’entre eux se sont vu confier des postes importants entrant dans la garde de grands émirs ou occupant de hautes charges militaires et civiles, tandis que les plus illettrés demeuraient de simples factotums.

Voilà pour la petite histoire des eunuques au Moyen Âge… Et n’oubliez pas la « règle d’or », ou comme disait Georges Bernard Shaw (1856-1950) : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fît » !

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* Maurice Lombard insiste sur « l’importance quantitative [du trafic des Slaves] : pour la seule ville de Cordoue, des recensements successifs opérés sous ʿAbd ar-Rahmân III (912-961) font ressortir un accroissement de dix mille saqâliba en une cinquantaine d’années » (cf. p. 155).

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Non biedt kat vis aan in ruil voor penis, anoniem, 1555 [Rijksmuseum]

MA BIBLIO :

CHEBEL Malek, L’Esclavage en Terre d’Islam, Fayard, 2007.
GUILLAND Rodolphe, Les eunuques dans l’Empire Byzantin, Étude de titulature et de prosopographie byzantines, 1943.
LACASSAGNE Alexandre, Archives d’anthropologie criminelle, de médecine légale et de psychologie normale et pathologique, vol. 11, 1913.
LEVI-PROVENCAL Évariste, L’Espagne musulmane au Xe siècle. Institutions et vie sociale. Paris, Larose, 1932.
LOMBARD Maurice, Espaces et réseaux du haut Moyen Âge, Paris et La Haye, Mouton, 1972.
LOMBARD Maurice, Les bases monétaires d’une suprématie économique : l’or musulman du VIIe au XIe siècle, vol. 2, 1947.
MARLIAVE (de) Olivier, Le Monde des eunuques. La castration à travers les âges, Imago, 2011.
MIRABEAU (comte de), Erotika Biblion, Kadhesch, 1833.
SKIRDA Alexandre, La Traite des Slaves : l’esclavage des Blancs du VIIIe au XVIIIe siècle, Éditions de Paris Max Chaleil, octobre 2010.
bibliothèque de Genève, tome neuvième, Paris, 1837.
Histoire d’Hérodote, traduite du grec […], tome V, Paris, 1802.
Œuvres complètes d’Horace, de Juvénal, de Perse, de Sulpicia, de Turnus, de Catulle, de Properce, de Gallus et Maximien, de Tibulle, de Phèdre et de Syrus, 1869.

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17 réflexions sur “Castration et servitude au Moyen Âge : deux bourses pour un harem

  1. Bravo, trës intéressant ! J’ajouterais qu’en échange, les Arabes nous ont donné le goût des voix de castrats, qui s’est étendu jusqu’au Vatican (M. Poizat, La voix du diable). N’empêche que j’aurais adoré les entendre, ils montaient dans les aigüs avec une puissance d’homme, ce que nos haute-contres ne peuvent pas faire – c’est ce qui faisait pâmer les dames. Ils chantaient des rôles héroïques, d’ailleurs (Giulio Cesare) dans la musique baroque, n’est-ce pas 🙂

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  2. 2 remarques de forme, pour la forme: c’est Malek Chebel (on n’aime jamais avoir son patronyme écorché) et Errotika Biblion, ce qui constitue une faute, mais passée a la postérité comme telle.
    Sinon, bravo pour ce passionnant exposé.

    Aimé par 1 personne

    1. Première faute, accordé, j’ai rectifié.
      Pour la seconde, les deux orthographes existent. J’ai donc employée celle utilisée dans l’exemplaire duquel est tirée ma citation et que vous pouvez consulter en cliquant sur le lien, dans la bibliographie.

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  3. Je ne trouve pas étonnant qu’un domestique qui entrait au service d’une famille était obligé d’accepter la castration en signe de soumission et de respect .
    Ainsi il devenait l’homme de confiance qui pouvait avoir le privilège d’assister a la nudité et a l’intimité des femmes et des enfants.
    Je crois qu’en Inde, cette tradition est encore vivante.
    Les domestiques se doivent d’être castrés.

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    1. Je suis estomaqué ( et le mot est faible ) de devoir et pouvoir encore lire à notre époque votre commentaire mon cher « Sortilége »..! La castration, comme la circoncision ou l’excision sont des actes à mettre au compte de la « mutilation sexuelle » et en ce sens ne peuvent être acceptés par ce qui fait de nous des non barbares c’est à dire le respect de la nature humaine et donc de l’intégrité du corps.
      Eu égard à votre pseudo je vais conclure par une citation tirée du LITTRE
      « Le sortilége est bon pour éblouir les sots, [Hauteroche, Esp. follet, I, 1] »
      Et si l’on décidait de castrer ou exciser les jeteurs de sorts ???

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      1. Mais qu’est ce donc un mot « luxueux » ? Ét comment peut on s’en gargariser ?
        Précisez votre pensée…

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  4. Article très intéressant, mais qui me laisse un tantinet sur ma faim car il ne concerne que le haut Moyen Age. Pour être complet il eut fallu dire quand et pourquoi cette pratique a cessé et ce qu’il en est au Bas Moyen Age.

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  5. j’ai lu cet article avec plaisir,bien documenté ,complet, vraiment bien écrit.
    Si vous décidez d’écrire la suite,je suis client .

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  6. Article tres interessant. Neanmoins je trouve que le travail de bibliographie pourrait s’accompagner d’un travail de source précises, d’autant que le passage sur les « colonies de juifs castrateurs » me parrait bien obscur. J’avais à moitié relevé au debut, mais quand j’ai lu certains commentaires qui associaient l’excision, la circoncision et la castration, j’ai sauté au plafond. Je me demande si il n’y a pas un amalgame dangereux : dans les lois juives, seule la circoncision est pratiquée, pas l’excision.

    Qualifiée par certain de « mutilation sexuelle », je reste donc dubitatif sur cette affirmation et je voudrais bien que l’on m’indique la source complete si cela est possible.

    Je vous remercie.

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    1. Bonjour Arthur,

      Les sources précises sont accessibles via les liens rouges sur lesquels vous pouvez cliquer dans le texte. Je vous rassure, aucun amalgame dans mon article entre la circoncision et la castration. Vous pouvez trouver des informations supplémentaires sur le commerce d’esclaves au sein de colonies juives au Moyen Âge dans :
      – L’Espagne musulmane au Xe siècle: Institutions et vie sociale de Lévi-Provençal (voir un compte-rendu ici : http://www.persee.fr/docAsPDF/rbph_0035-0818_1934_num_13_1_1465_t1_0302_0000_2.pdf

      – Espaces et Réseaux du Haut Moyen Age de Maurice Lombard (p 80 et suiv) https://books.google.fr/books?id=YEiqb_8QCdAC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

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